sept
02

Prothèses mammaires : rondes ou anatomiques ?

Actuellement le choix de la prothèse mammaire ne concerne plus tant le remplissage que la forme de celle-ci. En effet le sérum physiologique est maintenant peu utilisé compte tenu de la consistance très ferme, des vagues et de la fragilité marquée qu’il induit. Les gels de silicone cohésifs, de consistances plus naturelles et de longévités plus longues sont très majoritairement utilisés. Deux formes d’implant sont proposées : ronde ou anatomique.
Qu’ils soient ronds ou anatomiques ils ont des profils variables et pour un même volume, la prothèse peut-être étroite et projetée ou large et plate. La plupart des laboratoires proposent ainsi 4 à 5 profils différents (profils bas, moyen, haut, très haut).

Classiquement l’implant rond, comme son nom l’indique, donne un aspect plus rond au sein, en particulier dans sa partie haute (sein pigeonnant). A l’inverse, la prothèse anatomique, en forme de goutte, dessine un sein en forme de poire sensé être plus naturel mais présente l’inconvénient d’avoir un sens (partie bombée en bas) et donc un risque de rotation. Cette distinction ne nous paraît évidente que pour des implants à projections fortes ou très fortes. Les résultats avec des projections faibles ou modérées nous semblent similaires que l’implant soit rond ou anatomique.

Implant rond versus implant anatomique

Plus significatif est la différence entre le point de projection maximal de ces implants verticalisés. En effet ce point est nettement plus bas sur la forme anatomique et l’implant reste excentré par rapport au mamelon. Nous préférons donc ce type de prothèse lorsque la distance entre l’aréole et le sillon sous-mammaire est courte d’autant plus que le sillon est marqué ou qu’il existe un début de ptose mammaire. Le risque de «double sillon» lié à un abaissement excessif de la prothèse est moindre avec une forme anatomique.

Pour résumé, nous proposons :

 - une prothèse ronde lorsque la patiente demande peu de projection (profil bas ou modéré) ou, à l’inverse, un sein pigeonnant bombé sur le haut (profil haut ou très haut),

- une prothèse anatomique lorsque la patiente souhaite un sein en poire ou lorsqu’elle présente un sillon sous-mammaire marqué avec distance aréole – sillon courte.

De nos jours, il nous paraît donc indispensable de savoir proposer ces deux types d’implants en fonction des desideratas mais aussi des particularités anatomiques du sein et du thorax des patientes.

juil
21

Bonnes vacances!

Certains sont déjà partis, d’autres partent bientôt et quelques uns sont déjà rentrés… Quoiqu’il en soit les vacances sont l’occasion de changer de rythme.
Nos conseils :

- du repos avec des nuits suffisantes et des siestes, si nécessaires, pour réparer votre organisme,

- une évacuation du mauvais stress pour reposer vos glandes surrénales et vous préserver (après les bouchons autoroutiers si vous partez !),

- une exposition intelligente au soleil pour faire le plein de vitamine D,

- une activité physique régulière mais modérée pour ceux qui n’ont pas l’habitude,  pour renforcer votre corps et son système cardio-vasculaire (la marche est ce qu’il y a de mieux pour les non sportifs),

Giens Hyères 

- une alimentation équilibrée orientée régime ancestral ou crétois sans interdit strict  pour votre ligne et votre bien-être,

- des rencontres intéressantes et agréables avec des amis ou la famille pour le plaisir et la joie de vivre,

- une curiosité intellectuelle avec des livres ou des visites culturelles pour stimuler votre cerveau.

Bref, sortez du train-train quotidien…

ON SE RETROUVE DEBUT SEPTEMBRE

PS. Le cabinet est fermé du samedi 7 au dimanche 29 aout.

juin
23

Vitamine D et soleil

L’été semble maintenant bien installé !

C’est l’occasion de faire le point sur la vitamine D, la vitamine fétiche du blog, puisque comme cela vous a déjà été expliqué elle est synthétisée grâce à l’action des UVB sur la peau. Une exposition de 15 minutes par jour sur le corps (protéger le visage !) en été est indispensable pour obtenir un niveau sanguin optimal et pour constituer des réserves. Toutes les études récentes continuent de démontrer l’importance de cette vitamine à tous les niveaux.

direct sun light

Une étude publiée en Mars 2010 montre qu’un défaut d’exposition à la lumière solaire et donc une production diminuée de vitamine D semble être un facteur favorisant de la polyarthrite rhumatoïde.

 Une autre semble démontrer qu’il existe une corrélation entre le niveau de vitamine D sanguin et la sévérité de l’asthme. Plus ce niveau est bas plus l’asthme est sévère et moins la réponse au traitement est bonne.

Une autre étude réalisée sur 4 ans sur une cohorte de 2788 personnes de plus de 75 ans montre une corrélation nette entre le niveau de 25(OH)D (vitamine D3) sanguin et les fonctions physiques. 90% des personnes ayant les fonctions physiques les plus faibles étaient déficients en vitamine D.

Enfin deux études récentes associent des niveaux faibles de vitamine D au diabète de type 2 et au syndrome métabolique.

En somme prenez le soleil modérément mais suffisamment aux beaux jours!

juin
11

Peau d’orange ou « cellulite primaire »

La peau d’orange ou cellulite primaire (ou capitons) correspond à une hypertrophie graisseuse inesthétique de l’hypoderme sus-fascial associée à des phénomènes d’œdèmes et parfois de fibroses. Elle doit être distinguée de la stéatomérie qui est une surcharge des tissus cellulo-graisseux  profonds (culotte de cheval par exemple). Les stéatoméries sont accessibles à la lipoaspiration contrairement à la peau d’orange. Ainsi on peut voir des cellulites primaires sur des femmes minces alors que paradoxalement elle est parfois très peu marquée sur des femmes « bien en chair ». La prise en charge de ce capiton qui est multifactoriel (hormones, alimentation, troubles circulatoires…) doit associer différentes méthodes ciblées sur une alimentation équilibrée, bien sûr, mais aussi sur l’amélioration du drainage des membres inférieurs et des techniques de lipolyse.
Hygiène alimentaire et sportive: nous ne nous étendrons pas sur ce sujet que nous traitons par ailleurs mais nous rappelons les méfaits des aliments à index glycémique élevé et des graisses saturées ou trans responsables d’inflammations et de surcharges graisseuses. Une activité physique régulière est bien entendu indispensable (aquagym, vélo, marche…)

cellulite

Drainage des membres inférieurs : la stase veineuse est source d’œdème, acteur majeur de la cellulite primaire.

La Powerplate : la plate forme vibrante est intéressante pour l’effet désinfiltant des vibrations d’une part et par la tonification des muscles profonds des jambes qu’elle suscite d’autre part.

Les chaussures à bascule : leur semelle courbe crée une instabilité permanente qui mobilise les muscles du bas du corps. Le déroulement du pied à la marche optimise le fonctionnement de la semelle veineuse  plantaire, favorisant ainsi le drainage veineux.

Les bas ou chaussettes de contention : bien adaptés (pharmacie orthopédique) ils s’avèrent être indispensables dans la prévention et la prise en charge des pathologies veineuses (varices…) et œdèmes de stase.

CelluM6 et palper rouler : il assouplit les tissus, draine et mobilise les graisses superficielles. Attention, un drainage trop violent risque d’aggraver la fibrose et de léser la peau (télangiectasies…).

Gélules drainantes : les flavonoïdes avec le ginkgo biloba en particulier ont un effet veinotonique intéressant.

Lipolyse : le contrôle des graisses du panicule hypodermique, inaccessibles à la lipoaspiration, est bien sûr, un élément déterminant de la prise en charge de la cellulite primaire. Il existe de nombreuses techniques dont les résultats sont variables (electrothérapie, ultrasons, radiofréquence, infrarouges, mésothérapie…).

Il est évident qu’une technique isolée est rarement satisfaisante. Seule l’association de différentes méthodes parmi celles mentionnés ci-dessus permet d’obtenir une réelle amélioration de la peau d’orange.

mai
26

Hypersudation et Botox

Hyperhidrose est le terme scientifique utilisé pour décrire l’hypersudation. La transpiration est un phénomène naturel qui permet au corps d’évacuer l’excès de chaleur consécutive à certaines circonstances comme la pratique d’un sport, le stress ou la température excessive. Chez les personnes atteintes d’hyperhidrose cette production de sueur est disproportionnée. Elle se manifeste alors au niveau des mains (hyperhidrose palmaire), des pieds (hyperhidrose plantaire) et des aisselles (hyperhidrose axillaire). Cette hypersudation crée un handicap au quotidien du fait de l’inconfort et de la gêne ressentie. Elle entraîne bien souvent une restriction des relations sociales, familiales et professionnelles.
Outre les traitements locaux à base de sels d’aluminium dont les résultats restent inconstants et la toxicité probable (aluminium), certains proposent des médicaments atropiniques dont les effets secondaires sont marqués et les contre-indications nombreuses. La chirurgie qui consiste en une sympathectomie thoracique apparaît intéressante et efficace dans les hypersudations palmaires en particulier. Les complications (pneumothorax, paresthésies…) ou effets secondaires (hypersudation compensatrice, sécheresse excessive) ne sont cependant pas négligeables.

 transpiration et botox

L’injection locale de toxine botulique que nous pratiquons au cabinet est une excellente alternative. Le produit, par son action anticholinergique bloque la sécrétion des glandes sudoripares. La meilleure indication est l’hyperhidrose axillaire avec des résultats très satisfaisants dès la première semaine pour 95% des patients. La réduction de sueur est en moyenne de 83% avec une efficacité temporaire de 6 à 12 mois selon le produit et la dose utilisée. Les multiples injections intradermiques sont réalisées à l’aide d’une aiguille très fine. Une anesthésie au froid ou avec une crème anesthésiante type EMLA rend le geste pratiquement indolore. La prise en charge des hyperhidroses palmaires et plantaires est possible mais nécessite souvent une anesthésie générale brève (neuroleptanalgésie) compte tenu de la sensibilité des paumes et des plantes de pied.

En somme, la toxine botulique est un traitement reconnu et efficace de l’hypersudation. Elle peut également être utilisée comme traitement de confort avant les périodes chaudes de l’année.

mai
05

Chirurgie esthétique et cicatrice

La chirurgie induit la cicatrice même si de plus en plus, les chirurgiens tentent de la raccourcir au maximum. En chirurgie esthétique cette cicatrice reste bien souvent le critère majeur de réussite de l’intervention. Discrète et fine et le chirurgien est encensé, large et épaisse et l’on parle de « boucherie » ! Malheureusement, si une tension minimale de suture favorise effectivement une cicatrice fine, d’autres facteurs tels le patient lui-même (hérédité, âge) et le suivi post-opératoire ont également leur importance.
Dans le cadre de notre activité chirurgicale le résultat cicatriciel  est un véritable challenge et la prise en charge de la cicatrice est maintenant bien codifiée.
Avant l’intervention les mécanismes de réparation et de défense immunitaire doivent être stimulés :
- prescription de compléments alimentaires (vitamines D et C, magnésium, zinc, certains acides aminés parfois…),
- orientation du régime alimentaire sur des précurseurs de la vitamine A (choux, brocolis, tomates…), conseils hygiéno-diététiques (amincissement préalable si nécessaire, arrêt du tabac…),
- réalisation de une à deux séances de LED médicaux qui stimulent le fonctionnement des fibroblastes, cellules majeures dans le processus de cicatrisation,

Riesenkopf Boboligarten

Après l’intervention la cicatrice doit être contrôlée et minimisée:
- réalisation de 2 à 6 séances de LED médicaux, toujours pour optimiser la réparation mais aussi pour accélérer l’assouplissement et le blanchiment cicatriciel,
- utilisation de patchs ou pommades silicone qui ont l’intérêt, pour des raisons encore obscures, de calmer l’inflammation cicatricielle,
- utilisation classique de la compression par vêtements compressifs ou massages,
- mise en place d’une alimentation de type anti-inflammatoire avec en particulier la réduction drastique des aliments à index glycémiques élevés et de certains types de cuissons tels le barbecue et les fritures responsables de glycation hautement pro-inflammatoire,
-  poursuite de la prise de compléments alimentaires avec l’introduction des omégas3, acides gras anti-inflammatoires.
En somme, la prise en charge chirurgicale ne s’arrête pas à la sortie du bloc et s’il apparaît que l’acte opératoire doit être irréprochable, le suivi médical n’en reste pas moins fondamental à l’obtention d’une rançon cicatricielle minime.

mar
27

LED médical et vergetures

Nous faisions part de nos réflexions sur les LED médical lors d’un précédent article. Celles-ci sont concluantes et nous nous équipons d’un laser à lumière froide TRIWINGS qui fonctionne avec des LED (ou Light Emitting Diode).
Nous vous rappelons que la lumière émise  par les LED intervient au niveau du processus respiratoire des mitochondries, centrales énergétiques de nos cellules, et stimule ainsi les fonctions cellulaires (synthèses de protéines et multiplication).  Les premières applications remontent à une dizaine d’années avec le traitement efficace des kératoses actiniques.
Depuis, les appareils ont gagné en puissance et de nouvelles indications sont apparues. Les LED sont ainsi très intéressantes dans la prise en charge des cicatrices, ulcérations chroniques, brûlures et radiodermites. On note en effet une accélération du processus cicatriciel avec réparation rapide des lésions cutanées et blanchiment accéléré des cicatrices chirurgicales. Des recherches importantes se poursuivent concernant les effets de régénération des LED que ce soit sur la rétine, le foie ou les nerfs.
Plusieurs études montrent également l’intérêt de la photomodulation sur les vergetures. Le Dr BOISNIC, dermatologue au GREDECO (Groupe de Recherche Dermatologique et Cosmétologique) a beaucoup travaillé sur l’action des LED sur ces lésions cutanées propres aux grossesses.

 VERGETURES ABDOMINALES - Avant

 

 VERGETURES ABDOMINALES - Après

Toutes les études in vitro et in vivo ont montré qu’après plusieurs séances d’exposition aux LED, le réseau des fibres élastiques de la peau était plus dense avec des fibres plus longues. On constate une augmentation de la synthèse de collagène par les fibroblastes. Cliniquement on note une amélioration des vergetures de plus de 50% que ce soit pour la profondeur, l’aspect plissé ou l’extensibilité cutanée. Il apparaît que la lumière froide est d’autant plus efficace que l’on intervient sur des lésions récentes. L’adjonction de silice ainsi que la multiponction des vergetures anciennes les plus importantes améliorent encore les résultats.
Nous disposons enfin d’une technique efficace et fiable contre les vergetures, marques indélébiles et  inesthétiques de certaines grossesses de la femme jeune le plus souvent.