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Chirurgie et médecine esthétique: Congrès SOFCEP 2009 (2)

Pour la médecine :

- la toxine botulique est toujours aussi intéressante dans le traitement des rides du front, de la glabelle et des pattes d’oie. Son utilisation prudente au niveau des paupières inférieures, du menton et des fanons du cou donne d’excellents résultats. La toxine botulique lorsqu’elle est bien utilisée est un véritable acteur de la prévention du vieillissement, au niveau du regard en particulier. A noter la sortie d’AZZALURE°, toxine botulique de type A proposée par le laboratoire Galderma dans les indications esthétiques (comme Vistabel°). Il s’agit en fait de Dysport° (laboratoire Ipsen) adapté à l’esthétique. Le faible dosage d’Azzalure° (130 unités Dysport) nous laisse sceptique quant à son efficacité.

 Cannes: Congrès chirurgie et médecine esthétique

–les acides hyaluroniques restent incontournables dans le traitement des rides et la restauration des volumes. Les laboratoires les plus importants sont Allergan (Juvederm Ultra°, Voluma°), Q-Med (Restylane°, Perlane°, Macrolane°) et Teoxane (Teosyal°). A noter les réactions de prudence vis à vis de Macrolane° dans l’augmentation mammaire. Le commentaire d’un confrère expert juridique était que « le laboratoire Q-Med avait mis la charrue avant les bœufs ». Autrement dit, des études sérieuses auraient été bienvenues avant la mise sur le marché à grand renfort de marketing.

– enfin comme toujours, beaucoup d’ateliers, communications et exposants sur les lasers, appareils à radiofréquences, LED, etc… Les machines à lipolyse laser évoluent en associant des capteurs thermiques qui permettent de mieux maitriser les températures sous-cutanées. Un appareil à radiofréquence propose une association à la lipoaspiration afin d’améliorer la remise en tension de la peau. Les LED semblent intéressants en réjuvénation cutanée faciale à condition de pratiquer des séances régulièrement. Par ailleurs ils auraient une action anti-inflammatoire au niveau cicatriciel avec un blanchiment accéléré des cicatrices chirurgicale ou des rougeurs post peeling ou laser.

Ce congrès qui donne la « part belle » à la médecine esthétique, démontre une fois de plus que la chirurgie esthétique est bien une spécialité médico-chirurgicale. Le chirurgien, par ses connaissances anatomiques et dermatologiques approfondies, par son habileté manuelle et son haut niveau de formation, tend à maitriser toutes les facettes de la prise en charge esthétique, qu’il s’agisse de transformation ou de lutte contre le vieillissement.

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