jan
06

Prothèses mammaires PIP

Pour rassurer nos patientes nous souhaitons tout d’abord préciser que nous n’avons jamais utilisé cette marque de prothèses mammaires.
La malfaçon  des implants PIP concerne d’une part le gel de silicone qui semble ne pas être à usage médical, et d’autre part l’enveloppe  des implants, non conforme elle aussi, occasionnant un taux de rupture particulièrement élevé à court et moyen terme.
Vu le développement médiatique exceptionnel pris par le scandale sanitaire des implants PIP (Poly Implants Prothèses) il nous apparait utile d’apporter quelques précisions.
Les implants mammaires, à priori, n’augmentent pas les risques de cancer du sein. Seul le lymphome anaplasique à grandes cellules semble peut-être lié, parfois, aux prothèses mammaires. 75 cas mondiaux sont répertoriés sur plus de 10 millions de patientes implantées. 5 décès sont rapportés. Un seul cas est noté en France. La patiente avait un implant PIP et est décédée en novembre 2011. Le cancer du sein classique (carcinome) intéresse ou intéressera en France une femme sur dix (1/8 en Rhône-Alpes) et il n’est donc pas anormal que ce cancer existe aussi chez des femmes implantées. On pourrait aussi bien penser que les causes de cancer en général étant en grande partie liées au mode de vie (alimentation, activité physique), les femmes porteuses de prothèses, plus minces, probablement plus attentives à leur silhouette et mieux suivies médicalement  soient davantage protégées ! 15 cas de carcinomes mammaires sont actuellement rapportés sur les 30 000 femmes porteuses d’implants PIP en France.

Prothese PIP rompue

 

Un implant mammaire s’use et il est normal qu’au terme d’une douzaine d’années le changement soit envisagé. En cas de rupture, il arrive que le gel (d’autant plus qu’il est liquide et « non médical ») entraine des réactions inflammatoires locorégionales (siliconomes glandulaires ou ganglionnaires) qui  sont certainement nocives à terme et compliquent singulièrement la reprise chirurgicale.
 En somme un implant mammaire doit être surveillé régulièrement (un assouplissement ou un durcissement inhabituel du sein doit alerter la patiente),  changé au plus tard à 15 ans (même si certaines prothèses restent en très bon état) et être remplacé en cas de rupture.
Concernant les femmes porteuses de prothèse PIP la recommandation de changement  des implants rompus ou non, parait logique. Pour les patientes esthétiques (quand il ne s’agit pas d’une reconstruction mammaire suite à un cancer, une malformation ou une hypoplasie mammaire majeure) la dépose de l’implant est prise en charge par l’Assurance Maladie. La remise en place d’une nouvelle prothèse reste, par contre, à la charge du patient.

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oct
12

Augmentation mammaire: gallerie

Voici une gallerie de résultats d’augmentations mammaires par prothèses anatomiques. En comparant avec d’autres résultats sur le net on ne peut que constater l’aspect naturel donné par ces implants.

 AUGMENTATION MAMMAIRE LYON IMPLANTS ANATOMIQUES

 

AUGMENTATION MAMMAIRE LYON IMPLANTS ANATOMIQUES

  

AUGMENTATION MAMMAIRE LYON IMPLANTS ANATOMIQUES

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avr
12

Augmentation mammaire et transfert de graisse (2)

Inconvénients : Cette technique d’augmentation mammaire, bien que séduisante, s’applique plus difficilement  aux augmentations importantes supérieures à 300-400cc. A moins de multiplier les temps opératoires, l’utilisation du Brava° nous paraît importante pour les augmentations supérieures à 200cc. Celui-ci nécessite une bonne compréhension et surtout une grande disponibilité les 4 semaines précédant  l’intervention. Enfin, la technique du transfert adipocytaire est plus  longue qu’une mise en place d’implant mammaire et le Brava° est très onéreux actuellement (1800€). Même si l’augmentation du volume des seins s’associe à une lipoaspiration de surcharges graisseuses disgracieuses il n’en reste pas moins que le budget de cette intervention est élevé.

Augmentation mammaire par transfert graisseux

Clichés du Dr KHOURI de Miami

Les craintes : Le principe de précaution qui s’applique actuellement semble pouvoir être levé. En effet les craintes concernant les greffes adipocytaires sont  d’une part les images radiologiques calcifiées suspectes de cancer qu’elles peuvent entrainer et  l’idée que cette graisse pourrait favoriser le cancer du sein. Il semble que maintenant, les radiologues spécialistes du sein font aisément la distinction entre les différentes images. D’autre part, s’il est admis et constaté que les femmes obèses font plus de cancers du sein, ceci est sans rapport avec leur volume graisseux mammaire mais plus certainement avec leur état de santé général.  Par ailleurs aucune étude de suivi de patientes  ayant eu des injections de graisse dans les seins ne montre de taux de cancer plus élevés. Un contrôle écho-radiologique pré et post-opératoire est cependant nécessaire.
L’augmentation mammaire par  transfert de graisse est une solution d’avenir pour les augmentations esthétiques modérées. Cette technique, au vu des résultats présentés, devient par ailleurs incontournable en reconstruction mammaire et dans le traitement des malformations du sein.

mar
23

Augmentation mammaire et transfert de graisse (1)

Bien que la société française de chirurgie plastique (SOFCPRE) reste prudente vis-à-vis des injections de graisse dans les seins cette technique se pratique de plus en plus avec des résultats très intéressants. Le principe est relativement simple et consiste en une greffe de graisse autologue visant à augmenter le volume des seins. Réalisées depuis une dizaine d’années dans le cadre des reconstructions mammaires, ces greffes adipocytaires sont maintenant utilisées dans la correction de certaines asymétries (syndrome de Poland, seins tubéreux…) et dans l’augmentation mammaire esthétique.
Technique : En pratique il s’agit, sur la même patiente, de prélever la graisse au niveau des stéatoméries telles le ventre ou les culottes de cheval par exemple, de centrifuger cette graisse de manière à la purifier, puis de la réinjecter au niveau des seins selon une technique de lipostructure°. Les seins étant peu extensibles, les quantités de graisse injectées sont limitées et il faut, lorsque l’augmentation mammaire dépasse les 200cc, faire deux voir 3 temps opératoires. Certains, pour distendre les seins préalablement et ainsi augmenter leurs capacités d’absorption, utilisent un système d’aspiration, le Brava°. Celui-ci consiste en 2 dômes de plastique placés autour de chaque sein. Une dépression par aspiration continue modérée ou discontinue forte est appliquée afin de distendre les tissus mammaires les 4 semaines qui précèdent l’intervention. Dans ce cas des injections de l’ordre de 300cc sont envisageables.

Lipostructure ou lipofilling

Intérêts : Contrairement aux implants mammaires qu’il faut changer à terme, aucune ré-intervention n’est nécessaire une fois le volume souhaité obtenu. Par contre le sein évolue au gré des prises ou pertes de poids comme un sein normal. La consistance est tout à fait naturelle et aucun corps étranger n’est perceptible. Les suites opératoires du lipomodelage sont habituellement très simples, il n’y a aucun risque de coque, sérome ou hématome. L’infection est exceptionnelle.

nov
10

Témoignage augmentation mammaire

augmentation mammaire Lyon avant-apres  

« Juste pour dire que le dr Van der stegen a fait de moi une personne qui s\’aime qui osse se regarder dans un miroir qui se s\’en femme aujourd\’hui j\’ai 29ans cela fait maintenant 2ans que j\’ai fait une augmentation mammaire car je fesai du 75A et encore sa mallait parfoit trop grand je le vivai vraiment mal car je suis maman de 2 garçons et je ne me voyait pas comme une femme pour moi je voyait sa comme une maladie car s\’étai toujour dans ma tête enfin tout sa pour vous dire que la déscision n\’ai pas facile a prendre mais peut changer votre vie donc encore un grand merci au dr van der stegen. »

Suzy G.

oct
13

Prothèses mammaires: quelle voie d’abord(2)

La voie sous-mammaire :
Longue de 4 à 5cm et positionnée dans le sillon sous-mammaire prévisible elle nécessite quelques calculs de positionnement et une bonne habitude. S’agissant d’une incision non traumatisante pour la glande mammaire et intéressant une peau glabre, c’est certainement l’abord chirurgicalement le plus « propre ». Par contre la cicatrice est thoracique antérieure ce qui nécessite un positionnement parfait et une réelle prise en charge du processus cicatriciel (patch silicone, LED…) si l’on veut éviter une cicatrice inesthétique et fort visible. Cette voie d’abord de plus en plus pratiquée en Europe du nord et aux USA devient incontournable à nos yeux, d’autant que les complications à type de coque (sein dur) apparaissent en partie liées à des infections infra-cliniques de la loge prothétique.

Augmentation mammaire - implants anatomiques - voie sous mammaire

En somme, le choix d’un abord pour l’implantation d’une prothèse mammaire doit être défini aux termes d’une consultation et d’une discussion prenant en compte la morphologie du sein, les desideratas de la patiente et les implications cicatricielles. Au même titre que le choix de l’implant (rond, anatomique, lisse, texturé…) ou de la loge (rétro ou pré-pectorale), il existe plusieurs solutions qui nécessitent de la part du chirurgien une bonne maîtrise des différentes techniques opératoires.

oct
06

Prothèses mammaires: quelle voie d’abord(1)

Le choix de la voie d’introduction des implants mammaires se pose lors de chaque consultation pour augmentation du volume des seins. L’abord peut-être axillaire, aréolaire ou sous-mammaire et chacun présente des avantages et des inconvénients.
La voie axillaire :
Logique et rapide pour la mise en place d’une prothèse rétromusculaire elle se situe normalement au sommet de l’aisselle ce qui a l’avantage de dissimuler la cicatrice. Par ailleurs, la glande mammaire n’est pas « mutilée » par l’intervention. A moins d’utiliser la vidéo-endoscopie le travail de dissection de la loge se fait « à l’aveugle », les insertions musculaires étant décollés à l’aide de longs dissecteurs. L’aisselle présente cependant l’inconvénient d’être une zone chirurgicalement « sale» riche en follicules pileux et glandes sudoripares. Enfin, il existe une controverse à propos de l’incision axillaire qui pourrait interférer avec le drainage lymphatique de la glande mammaire et la détection du « ganglion sentinelle » en cas de cancer du sein. Nous réservons plutôt cet abord à des patientes jeunes présentant une très petite poitrine avec absence de sillon sous-mammaire et aréoles infantiles.

AUGMENTATION MAMMAIRE: VOIES D'ABORD

La voie aréolaire :
Hémi-circonférentielle inférieure et légèrement intra-aréolaire cet abord présente l’avantage d’être central, ce qui permet un bon contrôle du geste chirurgical. Elle implique cependant une dissection de la glande mammaire et de certains canaux galactophores qui ne sont pas toujours indemnes de bactéries. D’autre part on note parfois une dépigmentation de la cicatrice qui apparaît alors plus claire et rarement une rétraction cicatricielle postérieure fort inesthétique. Cette voie d’abord reste quoiqu’il en soit très classique sur les seins « difficiles » présentant une ptose débutante ou un sillon sous-mammaire marqué.

A suivre…