déc
08

Prévenir l’infarctus du myocarde

« et l’accident vasculaire cérébral »
Voila bien longtemps que nous expliquons sur aestetikas.com et sur ce blog que santé, apparence et longévité sont irrémédiablement liés à l’hygiène de vie. En effet, comment imaginer être en bonne santé avec de jolies formes et un teint resplendissant si le mode de vie est délétère… Tous nos flacons de Botox°, nos seringues d’acides hyaluronique et nos canules de lipoapiration ne seront que de piètres subterfuges si l’alimentation est aberrante, l’activité physique inexistante et les addictions toxiques envahissantes.
Voici un livre fondamental que devraient lire tous mes confrères toutes spécialités confondues et toutes les personnes s’intéressant un tant soit peu à leur santé. « Prévenir l’infarctus du myocarde » de Michel de Lorgeril est une somme de savoir extrêmement bien documenté et un coup de pied dans la montagne d’idées reçues qui coutent des milliards d’euros à l’Assurance maladie.

 
Prévenir l'infarctus du myocarde

Le Dr M. de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS,  « rue dans les brancards » de l’intelligentsia pharmaco-médicale depuis plusieurs années. Nous avions déjà évoqué deux de ses livres dans ce blog car il remet en cause de manières très documentée et crédible l’intérêt des statines hypocholestérolémiantes en démontrant que le cholestérol n’a aucune responsabilité dans les pathologies cardio-vasculaires.
Ce livre, qui sera résumé dans un prochain article, est au fond très optimiste et montre qu’un minimum d’activité physique associé à une diète de type méditerranéennes est protecteur contre les pathologies cardio-vasculaire (et probablement bon nombre de cancers). Par ailleurs, ce mode de vie, pour ceux qui sont déjà sous traitement, permettrait de limiter considérablement la prise médicamenteuse, qu’il s’agisse des hypocholestérolémiants, des antihypertenseurs ou des antiagrégants plaquettaires (ne pas oublier que tous les médicaments ont des effets secondaires à moyen ou long terme).
En somme un livre à lire…

mai
18

Phtalates, parabènes et alkylphénols

Les députés ont voté le 3 mai l’interdiction de trois produits chimiques, les phtalates, les parabènes et les alkylphénols, contre l’avis du gouvernement. Ces substances chimiques sont présentes dans des produits de consommation courante.
A noter que certains phtalates sont déjà prohibés, notamment ceux qui se trouvent dans les jouets.

BLOG - bouteilles plastique

 Les phtalates sont des substances très utilisées notamment pour ramollir les plastiques. De ce fait on les retrouve partout : dans les eaux de surface, les sols, les sédiments, les poussières, la pluie, mais aussi dans l’air des habitations.
Les parabènes, quant à eux, sont des conservateurs que l’on retrouve surtout dans les cosmétiques, dans l’industrie alimentaire et dans les produits du tabac.
Enfin les alkylphénols sont des agents actifs dans les détergents et désinfectants industriels ménagers ou médicaux.
Les éventuelles conséquences sur la reproduction humaine d’une exposition à ces produits sont nombreuses, notamment sur les taux d’hormones et la qualité du sperme chez l’homme, et sur le délai de conception et la précocité de la puberté chez la femme (on parle de « perturbateurs endocriniens« ). Néanmoins, les études sont pour l’instant insuffisantes pour en tirer des conclusions définitives. Rappelons cependant que dans les pays occidentaux, les troubles de la reproduction ont augmenté au cours des dernières décennies. Les malformations chez le petit garçon (hypospadias et cryptorchidie) ont également augmenté, alors que la qualité du sperme a diminué. Par ailleurs, le cancer du sein et le cancer de la prostate, qui sont hormono-dépendants, sont en augmentation, tout comme le cancer des testicules.
Il semble donc que le principe de précaution ait déterminé le vote des députés. En pratique, cette décision est difficilement applicable compte tenu de l’implication de ces produits dans nos vies de tous les jours et le lobbying industriel qui ne manquera pas d’intervenir. Il est donc peu probable que cette loi passe en l’état.

déc
08

Vitamine D: « hormone » de jouvence?

La vitamine D n’est pas reconnue comme une hormone bien qu’elle soit synthétisée au niveau de la peau (derme et épiderme) à partir du 7-déhydrocholestérol sous l’effet des UVB. Pourtant certains n’hésitent pas à sauter le pas . Nous avions déjà évoqué l’importance de cette vitamine-hormone dans des articles précédents qu’ils s’agissent de ses effets, de l’importance de l’exposition solaire ou de la supplémentation

Une rapide revue de la littérature scientifique de ces derniers mois semble confirmer son rôle fondamental dans de multiples processus biologiques et met en évidence les probables carences dont sont victimes les populations des pays tempérés ou nordiques.

La vitamine D était déjà reconnue pour son effet protecteur sur les cancers  du sein, de la prostate et du colon. De nouvelles études l’impliquent dans la protection contre le cancer de vessie et dans le ralentissement de l’évolution des leucémies lymphocytaires chroniques.

Déficience en vitamine D

Des études confirment son intérêt dans la prévention des pathologies cardio-vasculaires (HTA, infarctus du myocarde), du diabète, de la dépression et de l’insuffisance rénale.

Une étude américaine semble démontrer également une nette prévalence de la polyarthrite rhumatoïde dans le nord du pays, moins ensoleillé,  du fait de  taux plus bas de vitamine D sanguin. Il en serait de même pour la sclérose en plaque, la maladie de Crohn et d’autres pathologies auto-immunes.

Deux études, toujours américaines, démontrent qu’un taux élevé de vitamine D favorise le maintien de bonnes performances physiques et psychiques chez les personnes âgées. 

Un article de l’Université de médecine de Boston résume bien les conséquences de la carence pandémique en vitamine D sur la santé des populations peu exposées au soleil.

Nous terminerons cette revue de publication par un article canadien qui estime que 37000 décès/an sont liés à une carence en vitamine D au Canada et qu’une supplémentation adéquate des canadiens ferait économiser des milliards de dollars à l’Assurance maladie.

Ces différentes études semblent confirmer la nécessité d’une supplémentation en vitamine D de novembre à mars sous nos latitudes. 2000 à 5000 unités/jour et par personne selon le poids, sont des doses optimales et sûres.

La vitamine D ne coute rien (1,8 euros les 100 000 UI), le « trou de la sécu » est énorme et les affections  longues durées (cancers, pathologies cardio-vasculaires, pathologies auto-immunes…) représentent 60% des dépenses de remboursement. Bien sûr, tout ceci n’est pas très rentable pour nos laboratoires pharmaceutiques (qui préfèrent vendre des chimiothérapies ou des hypotenseurs) et leurs experts qui sont aussi experts des autorités de santé. Le lobbying doit-être intense…

juin
23

Vitamine D et soleil

L’été semble maintenant bien installé !

C’est l’occasion de faire le point sur la vitamine D, la vitamine fétiche du blog, puisque comme cela vous a déjà été expliqué elle est synthétisée grâce à l’action des UVB sur la peau. Une exposition de 15 minutes par jour sur le corps (protéger le visage !) en été est indispensable pour obtenir un niveau sanguin optimal et pour constituer des réserves. Toutes les études récentes continuent de démontrer l’importance de cette vitamine à tous les niveaux.

direct sun light

Une étude publiée en Mars 2010 montre qu’un défaut d’exposition à la lumière solaire et donc une production diminuée de vitamine D semble être un facteur favorisant de la polyarthrite rhumatoïde.

 Une autre semble démontrer qu’il existe une corrélation entre le niveau de vitamine D sanguin et la sévérité de l’asthme. Plus ce niveau est bas plus l’asthme est sévère et moins la réponse au traitement est bonne.

Une autre étude réalisée sur 4 ans sur une cohorte de 2788 personnes de plus de 75 ans montre une corrélation nette entre le niveau de 25(OH)D (vitamine D3) sanguin et les fonctions physiques. 90% des personnes ayant les fonctions physiques les plus faibles étaient déficients en vitamine D.

Enfin deux études récentes associent des niveaux faibles de vitamine D au diabète de type 2 et au syndrome métabolique.

En somme prenez le soleil modérément mais suffisamment aux beaux jours!

fév
10

La restriction calorique

L’obésité bientôt décrétée par N. SARKOSY grande cause nationale selon le journal l’Express ?
Il s’agit certainement d’une excellente idée mais les solutions passent obligatoirement par une intervention auprès de la « sacro sainte » industrie agro-alimentaire et là, brusquement, j’ai des doutes…
La restriction calorique est probablement un excellent moyen d’éviter l’obésité. Non seulement elle entraîne un amaigrissement mais plusieurs études montrent que la restriction calorique permettrait de vivre plus longtemps et en meilleure santé.
Une baisse des apports caloriques de 20 à 30% semble entrainer toute une cascade d’effets positifs avec :
- une perte de poids significative y compris chez les personnes de poids normal. En 2009 une étude démontrait que la réduction de 25% des apports caloriques entrainait une perte de 10% du poids corporel.

- une vie plus longue, en tous cas chez l’animal . A Okinawa, « l’île aux centenaires » où l’espérance de vie est la plus élevée au monde, la ration calorique journalière est de 1800 calories contre 2300 en France.

moins de diabète par la baisse des apports en sucre et donc de l’insuline dans le sang.

moins de pathologie cardio-vasculaire avec une tension artérielle, des triglycérides et un cholestérol plus bas.

 - moins de cancer par baisse de l’absorption de glucose et donc de sécrétion de facteurs de croissance et de marqueurs de l’inflammation.

 restriction calorique

- un cerveau préservé, qu’il s’agissent de la mémoire ou du risque de maladie d’Alzheimer.

 - moins d’inflammation et de stress oxydatif.

- enfin des gênes de longévité plus performants par augmentation de l’activité du gêne SIRT1 qui améliore le métabolisme et diminue le stress oxydatif. Une meilleure restauration des télomères, structures aux extrémités des chromosomes impliquées dans le vieillissement, est également constatée.

Des études en cours sur le singe devraient préciser l’intérêt de la restriction calorique dans un proche avenir. Quoiqu’il en soit nous précisons qu’il s’agit de restriction calorique avec des apports en vitamines et minéraux optimisés et non pas de malnutrition !

oct
31

Obésité

 L’obésité est caractérisée par un Indice de Masse Corporel (IMC) supérieur à 30.

Avec plus d’un tiers des adultes et un enfant sur cinq obèses, les Etats-Unis est le pays le plus touché par le surpoids. En 10 ans le taux d’obésité a augmenté de 37% et les dépenses de santé liées à cette « pathologie » ont pratiquement doublé passant de 78 milliards de dollars à plus de 147 milliards de dollars en 2008. Plus surprenant, dans le classement des pays pour la part d’obèse, c’est le Mexique qui arrive en deuxième position avec 30% d’obèses. La chine n’est pas épargnée du fait de l’occidentalisation de son mode de vie et 25% des adultes sont en surpoids ou obèse (IMC supérieur à 25) ce qui représente quand même 290 millions de personnes. La France n’est pas en reste avec 10,5% d’obèses et une progression de 3% en 10 ans. L’obésité accroît le risque de morbidité-mortalité avec son lot de pathologies liées tels le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l’apnée du sommeil, les problèmes articulaires, certains cancers. A noter, pour coller à l’actualité, que l’obésité déprime les défenses immunitaires et que la plupart des décès en rapport avec la grippe H1N1dans la population en « bonne santé » concerne des obèses.

 obésité

Au rythme de croissance de l’obésité, il est probable que malgré les progrès de la médecine, les jeunes générations voient leur espérance de vie raccourcir et devenir plus faible que celle de leurs parents.

Il serait donc grand temps de prendre ce problème à-bras-le-corps avec une véritable volonté politique qui s’opposerait en tout premier lieu à une certaine industrie agro-alimentaire. Cela ne sera crédible que lorsque l’on ne verra plus certains pseudo experts nous expliquer que le pain blanc, les charcuteries ou les laitages sont excellents sans modération pour notre santé et que le kilo de légumes ou de fruits frais sera moins cher que l’équivalent en plats industriels ou en confiseries « fat free ».

Enfin une véritable éducation objective à « l’hygiène de vie », dès l’école élémentaire, devrait au même titre que le calcul ou l’éducation sexuelle (l’obésité tue beaucoup plus que le SIDA ou les MST), être mise en place.

oct
02

Quiz nutrition

Le quiz nutrition soumis à votre perspicacité est maintenant clôturé. Un tirage au sort parmi les réponses justes  déterminera les 3 gagnants d’un forfait de 10 séances de Power Plate et CelluM6. Ceux-ci seront prévenus directement. Les réponses attendues étaient les suivantes: 1/A  2/BCE  3/C 4/A  5/C  6/AB  7/C  8/C  9/BC  10/A  11/B  12/C