sept
02

Grippe H1N1 et vitamine D (1)

Tout le monde sait qu’une pandémie de grippe s’est abattue sur la planète au printemps dernier. Il semble que cette grippe H1N1, bien que très contagieuse, ne soit pas trop virulente contrairement à d’autres comme l’Espagnole, responsable de 30 à 100 millions de mort en 1918-1919.

La grippe, comme bon nombre d’infections virales, frappe en période automno-hivernale. Les raisons précises de cette saisonnalité ne sont pas encore bien connues. Certains avancent une encapsulation du virus au froid qui le rendrait plus résistant, d’autres noteraient une transmission plus importante à 5° C. Une autre explication assez logique est la fragilisation de l’organisme humain en hiver lié à un déficit en vitamine D. En effet, ce sont les ultraviolets B (UVB) du soleil qui permettent la synthèse de vitamine D au niveau de la peau. Ces UVB qui par ailleurs sont responsables des coups de soleil et des mélanomes en cas d’excès, ne représentent que 5% des UV reçu sur terre (95% d’UVA) et sont donc significativement filtrés par la couche d’ozone et l’atmosphère. En période non estivale, le soleil bas et la couverture nuageuse plus importante réduisent voir suppriment sous certaines latitudes la réception de ces UVB pourtant indispensables.

La mortalité dans la grippe A est faible mais dans environ 40% des cas il s’agit d’adultes jeunes. Pour les personnes âgées ou présentant des pathologies lourdes associées, le décès est souvent lié à une surinfection bactérienne ou a une décompensation grave des pathologies associées. Chez les sujets jeunes et en « bonne santé » qui décèdent, on constate à l’inverse des réactions immunitaires excessives contre le virus grippal (« tempête de cytokines »). Cette réponse de l’organisme entraîne des lésions sur ses propres organes et évolue vers une détresse multiorganique incontrôlable.

La vitamine D agit comme un modulateur du système immunitaire en stimulant la production de puissantes molécules anti microbiennes d’une part mais aussi en prévenant l’expression excessive des cytokines inflammatoires mentionnées ci-dessus.

Indépendamment de ses multiples autres effets bénéfiques la vitamine D apparaît être un excellent moyen de prévention contre la grippe A . Une étude récente sur 19000 adultes semble bien démontrer l’existence d’un lien inversement proportionnel entre le taux sanguin de vitamine D et la fréquence des affections respiratoires, quelque soit la saison.

juin
11

Lait et santé osseuse: commentaire

Nous recevons ce jour un commentaire sur un article déjà un peu ancien, Laitage et santé osseuse. C’est l’occasion pour nous d’une mise au point. Le pseudo du commentateur est « lactor » (probablement un fan des produits laitiers…). Voici le bref commentaire qu’il nous adresse : « Bonjour, A quelles études faites vous référence ? Vos affirmations sont pour le moins hasardeuses »


Voici donc notre réponse.

En 2002 l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu que ce sont les pays où l’on consomme le plus de laitages qui sont le plus touchés par l’ostéoporose (Joint FAO/WHO expert consultation, « Human vitamin and mineral requirements », World Health Organization, Rome (Italie), 2002). Comment m’expliquez-vous cela mon cher contradicteur ? Pouvez-vous me trouver une étude non réalisée ou subventionnée par l’industrie laitière qui démontre clairement que les laitages augmentent vraiment la densité osseuse et diminuent significativement, le risque de fracture ? Les 7 méta analyses cliniques et épidémiologiques réalisées ces dix dernières années (sauf une, dirigée par un médecin inféodé à l’industrie laitière), concluent :


- qu’il n’y a « aucun intérêt à un régime riche en calcium » (Cumming RG, Cummings SR, Nevitt MC, Scott J, Ensrud KE, Vogt TM, Fox K. Calcium intake and fracture risk: results from the study of osteoporotic fractures. Am J Epidemiol. 1997 May 15;145(10):926-34)
- qu’il n’est « guère justifié d’inciter la population postménopausée à augmenter sa consommation de calcium » (Kanis JA. The use of calcium in the management of osteoporosis. Bone 1999;24:279–9)
- que « les éléments scientifiques dont on dispose ne permettent pas de soutenir la recommandation qui visent à encourager la consommation quotidienne de laitages pour favoriser la santé des os ».
- que « les personnes qui déclarent consommer peu de lait n’ont pas plus de risque de fracture » (Kanis JA. A meta-analysis of milk intake and fracture risk : low utility for case-finding. Osteoporosis Int 2005;16(7):799-804).
- que « les recommandations nutritionnelles qui visent à augmenter la consommation de lait et d’autres laitages pour favoriser la minéralisation des os des enfants et des adolescents ne reposent pas sur des preuves scientifiques » (Lanou AJ, Berkow SE, Barnard ND. Calcium, dairy products, and bone health in children and young adults: a reevaluation of the evidence. Pediatrics. 2005 Mar;115(3):736-43)
- qu’« une consommation élevée de calcium ne réduit pas le risque de fracture du col du fémur » (Bischoff-Ferrari HA. Calcium intake and hip fracture risk in men and women: a meta-analysis of prospective cohort studies and randomized controlled trials. Am J Clin Nutr. 2007 Dec;86(6):1780-90)

En ce qui concerne le diabète de nombreuses publications suspectent le lait et ses protéines allergisantes. Une étude scandinave fait notamment le lien entre l’augmentation des cas de diabète de type 1 et la baisse de l’allaitement maternel.

Pour lait et cancer une étude parmi d’autres, européenne, publiée en 2008 sur un échantillon de plus de 140000 hommes associe la consommation de laitage au risque de cancer de la prostate.

En conclusion, nous maintenons que les produits laitiers doivent être consommés avec modération.

 

juin
01

Métabolisme de base

Le métabolisme de base correspond aux besoins énergétiques « incompressibles » de l’organisme. Autrement dit c’est la dépense d’énergie minimale mais indispensable permettant au corps de survivre (activités cardio-respiratoire, digestives de base, de régulation de la température…).

Ce métabolisme de base varie en fonction de l’âge, du sexe, de la masse musculaire, de la température extérieure et le l’activité hormonale (hormones thyroïdiennes, hormone de croissance, hormones sexuelles…). Il diminue avec l’âge. Chez un sédentaire les dépenses énergétiques se répartissent entre l’activité physique (20 à 30%), la digestion des aliments (10 à 15%) et le métabolisme de base (50 à 70%).

 métabolisme de base

Lors d’un régime hypocalorique on perd majoritairement de la graisse mais également de la masse musculaire. En effet la perte de poids se répartit entre les graisses pour 75% et la masse sèche pour 25%. Le recul de cette masse musculaire, principal acteur du métabolisme de base, explique la stagnation que l’on observe malgré un régime hypocalorique bien suivi. Par ailleurs, la baisse des dépenses énergétique liées à la digestion (moins d’aliments) et à la mobilisation (corps plus léger) accentue le recul du métabolisme de base. Il apparaît que l’activité physique, contrairement aux régimes hypocaloriques, permet de maintenir ou d’augmenter le métabolisme de base.

En somme l’exercice physique, en augmentant le métabolisme de base, est le principal facteur de réussite d’un amincissement.

mai
20

Alli

Le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK)  propose depuis le 6 Mai en pharmacie, en vente libre et à grands renforts de publicité la pilule Alli (Orlistat), sensée faire maigrir. Il s’agit en fait de la version soft (60 mg) d’un produit vieux de 10 ans, Xenical (120 mg). Pourtant plusieurs études ou méta-analyses ont démontré l’efficacité toute relayive de cette molécule qui empêche en partie l’absorption des graisses. Ses inconvénients peuvent être non négligeables avec troubles digestifs, diarrhées graisseuses, risques de carence en vitamines liposolubles (vitamines A, D, E et K) et  problèmes d’absorption de certains médicaments (anticoagulants oraux en particulier). La perte de poids moyenne sur 3 mois de traitement est 3 kg (soit 120 euros le kilo). Logiquement, le laboratoire conseille d’associer le traitement à un régime hypocalorique faible en graisse et indique ce médicament à partir d’un IMC de 28 soit net surpoids à obésité modérée.

amincissement
Même l’AFSSAPS s’inquiète… En ce qui nous concerne nous avons toujours pensé et dit que limiter drastiquement l’absorption des graisses n’était pas la solution. Si les graisses saturées (viande grasse, beurre…) sont à éviter, les graisses monoinsaturées (olive, colza, noix) et polyinsaturées (oméga3) sont nécessaires à notre organisme. Les sucres et céréales raffinées nous paraissent autrement plus domageables. Enfin la vente libre donne accès au Alli à des personnes ne présentant aucun surpoids réels qui souhaitent et pensent perdre juste quelques kilos avant l’été. Pourquoi pas si le produit est utilisé correctement…Ceci est surtout une très bonne affaire pour le laboratoire GSK.

avr
08

Alimentation sous influence

Quand arrêter de manger ? Quand nous n’avons plus faim? Quand notre estomac nous renvoie un signal de satiété? Logique, et pourtant… De nombreuses études montrent que différents éléments extérieurs influencent cette sensation de satiété.

PETITE ASSIETTE/GRANDE ASSIETTE
- grandes assiettes, grosses cuillères et grands verres : différentes expériences ont montré que plus l’assiette est grande, plus on la rempli (30% d’apport supplémentaire). Une étude réunissant plusieurs personnes autour de bacs à crèmes glacées en self-service et disposant de coupelles et cuillères de tailles différentes ont permis de constater que ceux équipés de grandes coupes ou de grandes cuillères consommaient respectivement 31 et 57% de glace supplémentaire. Il en est de même pour les verres. Les verres larges et bas sont toujours plus remplis que les verres étroits et hauts. Lorsqu’il s’agit d’eau, tout va bien, mais lorsqu’il s’agit d’alcool…

 - allégés, light, 0% : ces produits donnent bonne conscience. Une étude montre qu’un groupe de volontaires à qui l’on donne soit du chocolat normal, soit du chocolat allégé, consomment 46% de chocolat light en plus. La même expérience avec du muesli donne des résultats identiques pour 10% de calories en moins pour la forme allégée. Au bout du compte l’apport calorique est donc supérieur pour les produits lights.

- l’émission télé ou le film policier : c’est la fin du « spectacle » qui marque la fin du repas. Assez spécifique aux américains où les repas ne sont plus rythmés et où tout le monde mange n’importe quand en faisant n’importe quoi.

 

- le repas entre amis : là aussi, les discussions et histoires allongent la période d’alimentation. On se ressert pour accompagner son voisin de table ou bien l’on suit le rythme du mangeur le plus rapide. Certains chercheurs corrèlent même la quantité de calories absorbées au nombre de convives.

Comme vous le constatez les pièges sont nombreux. Pour les éviter :

- changez de vaisselle et investissez dans de petites assiettes, des couverts de tailles raisonnables et des verres étroits et hauts pour le vin, larges et bas pour l’eau.

- ne vous laissez pas berner par les allégations « santé » des produits alimentaires industriels. Mangez naturel.

- ne mangez pas devant la télé.

- avec des amis calez votre rythme sur celui qui mange lentement, laissez toujours un peu de nourriture dans votre assiette pour éviter d’être resservi, asseyez-vous à coté des petits appétits…

- et surtout, écoutez-vous. Il faut savoir se « laisser aller à » ressentir les signes de satiété…

mar
21

Humour

Un peu d’humour en cette période de crise…

 

Enfin une bonne nouvelle!

Après une tournée de 2 ans aux USA, le DAVID de Michel-Ange retourne à Florence.

 

 Il remercie ses sponsors…

  MAC DONALD, temple de la malbouffe

 

 

 Kentucky Fried Chicken

 

 

 

 

STARBUCK, un peu de café et beaucoup de sucre...

 

 

 

BURGER KING, 2e temple de la malbouffe

 

 

 COCA COLA ou l'eau minérale américaine

 

 

 

Tout cela pour vous rappeler qu’une bonne hygiène de vie est indispensable!

Ceci est un montage qui circule sur le net. Copyright inconnu.

fév
18

Le régime ancestral (3)

Comme nous venons de le voir, certains des aliments majeurs de notre civilisation sont d’apparition relativement récente aux vus de l’ancienneté de l’espèce hominidé. Nous ne sommes pas « passéiste »  et loin de nous l’idée que «avant, c’était mieux» ! L’agriculture et l’élevage ont permis à certains de se détacher d’une activité de recherche de nourriture permanente au plus grand profit de la science et des arts. Les progrès de la médecine moderne ont réduit la mortalité, infantile tout spécialement. L’Evolution, avec ses mutations génétiques, continue même si la sélection naturelle n’est plus aussi impitoyable (quoique…) grâce à la science et à l’organisation de nos sociétés occidentales. Ainsi, certains d’entre nous s’adaptent probablement à notre alimentation « néolithique ». Mais pour les autres ? Que manger ? Pour quel type d’alimentation restent-ils programmés ?

Eliminer autant que possible :

- Les produits laitiers car une grande partie de la population adulte ne digère pas le lactose. Les dérivés laitiers fermentés acidifient l’organisme et sont responsables, entre autres, de l’ostéoporose.

– Les céréales, raffinées en particulier (pains blancs, biscottes, pâtisseries, riz pré-cuits…) ont des index glycémiques élevés sources d’inflammations. Par ailleurs, le raffinage les débarrasse de leurs minéraux et vitamines. 

- Le sucre, pour lequel on soupçonne une véritable addiction au même titre que la nicotine ou l’héroïne est tout aussi néfaste que ces derniers car là encore, source d’inflammation elle-même responsable de cancers et de pathologies dégénératives et cardio-vasculaires.

- Le sel (chlorure de sodium), acidifiant et responsable d’hypertension artérielle puis d’insuffisance cardiaque.

 

Favoriser, comme nos ancêtres du paléolithique :

- Les fruits, source de vitamines, fibres, minéraux, polyphénols, etc…

- Les légumes, pour les mêmes raisons (sauf les tubercules riches en amidon comme la pomme de terre dont l’index glycémique est trop élevé) et sans limitation de quantités ce qui permet une sensation de satiété pour un apport calorique faible.

– Les poissons, maigres ou gras, riches en oméga3 (limiter les poissons « carnassiers » tels le thon et l’espadon par exemple, riches en métaux lourds).

– Les viandes, plutôt blanches et maigres et les œufs, «bios » ou « label rouge » ou de filière « bleu, blanc, cœur », leurs qualités, du fait de l’industrialisation de l’élevage s’étant considérablement dégradées (rapport oméga6/oméga3). Les viandes rouges doivent être limitées, surtout chez l’homme et la femme ménopausée, de part leurs apports importants en fer.

– Les noix (amandes, noisettes, cajou…) pour leurs acides gras, les baies pour leurs vitamines et polyphénols et les fruits de mer, crustacés et coquillages pour leurs minéraux.

Selon nous, tout régime restrictif et « interdictif » est voué à l’échec à moyen terme. Le petit gâteau sucré ou l’assiette de frites dorées et croquantes, si vous aimez, sont vivement recommandés de temps en temps. Ce sera un vrai plaisir, comme celui de vivre dans un corps sain en pleine santé.