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Assurance Maladie (AM) et abdominoplastie
Les impératifs budgétaires entraînent de plus en plus un durcissement des conditions de remboursement des actes de chirurgie plastique. Concernant les abdominoplasties, le patient doit impérativement présenter un « handicap fonctionnel », c’est à dire soit un tablier abdominal recouvrant partiellement ou totalement le pubis, soit un grand diastasis des muscles droits de l’abdomen (écartement des abdominaux).
Lors de la consultation initiale une Demande d’Entente préalable (DE) doit être effectuée. Celle-ci est suivie d’une rencontre avec un médecin conseil de l’AM qui donnera ou non un avis favorable.
En cas de refus, et à moins de demander un recours avec expertise médicale, l’intervention est considérée comme esthétique. Tous les frais s’y rapportant (ordonnances, bilans biologiques, honoraires, frais de clinique…) sont à la charge du patient. La Mutuelle complémentaire ne peut intervenir. La prescription d’un arrêt de travail n’est pas possible.
Dans l’hypothèse d’une acceptation, seuls les « dépassements d’honoraires » chirurgicaux et anesthésiques resteront à la charge du patient. La Mutuelle complémentaire peut intervenir et participer au remboursementde ces honoraires. Un arrêt maladie de 2 à 3 semaines est possible.
Attention ! En cas de défaut de cicatrisation (élargissement cicatriciel, invagination, cicatrice inesthétique…), de résultats insuffisants ( lipoaspiration trop prudente, asymétrie de volume…) ou de persistance de petites oreilles latérales (défaut classique et assez fréquent) justifiant d’une retouche chirurgicale, il s’agira, aux yeux de l’Assurance Maladie, d’une intervention esthétique. Certains frais seront donc, logiquement, facturés au patient. Nous vous conseillons donc vivement d’obtenir des précisions auprès de votre chirurgien concernant ces hypothétiques retouches.

