jan
19
Lipoaspiration, liposculture, liposuccion, tous ces termes sont identiques et caractérisent l’ablation de graisses par canule reliée à un système d’aspiration (moteur ou seringue). Cette technique initiée par les docteurs FOURNIER et ILLOUZ dans les années 1970 permet de gommer les adiposités disgracieuses au dépend d’une rançon cicatricielle minime.
Le geste consiste, par une petite incision de 5mm et grâce à des canules creuses de diamètres différents (3 à 6mm), à aspirer la graisse dans différents plans (de la profondeur à la superficie) et axes (horizontaux et verticaux). Bien entendu, plus l’aspiration est superficielle, plus la canule utilisée est fine.
Les suites opératoires nécessitent le port d’un panty et sont normalement marquées par des ecchymoses inconstantes et surtout des oedèmes dont la résorption est progressive sur 3 à 6 mois.


Ces dernières années ont vu quelques innovations telles les canules vibrantes (Lipomatic*), l’hyropression (Bodyjet*) ou la radiofréquence (Bodytite*). Nous avons opté pour le LIPOMATIC qui, grâce aux vibrations de la canule, nous donne une plus grande précision dans le geste et permet un petit décollement cutané favorisant la remise en tension. En effet, le principal facteur de réussite d’une liposuccion est l’élasticité cutanée, et si les résultats sont constamment excellents chez le sujet jeune, ils laissent parfois à désirer quant à la rétraction de la peau chez les sujets plus âgés. D’autre part la canule vibrante nous donne de bien meilleurs résultats sur des zones réputées difficiles comme les mollets par exemple.
La liposculture reste donc la seule solution d’efficacité constante pour supprimer les amas graisseux résistants aux pertes de poids (culottes de cheval, hanches, faces internes de cuisses et de genoux, ventre, etc…). Associée à une bonne hygiène diététique et sportive les résultats sont généralement très satisfaisants.
juin
17
En juillet 2008 nous vous parlions d’une nouvelle machine que nous utilisions en lipoaspiration, le LIPOMATIC°. Nous vous rappelons que l’appareil utilise une pièce à main fonctionnant à l’air comprimé. Celle-ci induit une vibration transversale en 8 à l’extrémité de la canule de lipoaspiration (phénomène de nutation). Comme en lipoaspiration classique, nous disposons de différents types de canules (Mercédès, accélératrice, 1 ou 2 trous…) de différentes tailles (3 à 5 mm de diamêtre). Depuis bientôt un an, nous avons réalisé plusieurs dizaines de lipoaspiration à l’aide du Lipomatic° et notre premier jugement semble se confirmer.

L’appareil apparaît très intéressant au niveau des zones fibreuses (hommes, reprises, hanches postérieures, bourrelets thoraciques…) où la vibration de la canule permet de lipoaspirer sans difficulté. En travail superficiel, la nutation de l’extrémité de la canule crée un décollement modéré qui favorise le redrapage cutané et limite les aspects de « coup de canule ». La précision est par ailleurs améliorée sur certaines zones très délicates comme les chevilles par exemple. Enfin, et c’est peut-être le plus important, le geste est plus doux et donc infiniment moins fatiguant pour le chirurgien.

Par contre, dans mon expérience, la durée d’intervention est plutôt allongée et les suites opératoires, bien qu’inconstantes et transitoires, peuvent être tout aussi marquées (ecchymoses, œdèmes, troubles de la sensibilité…).
Nous confirmons donc notre sentiment favorable vis-à-vis de Lipomatic° tant et si bien qu’actuellement, nous n’envisageons plus de réaliser une lipoaspiration sans son assistance.
nov
12
Pourquoi tant de « bruits » et de publicités pour une technique qui certes peut être intéressante dans certains cas mais dont les indications devraient rester assez limitées comme nous l’avons vu.
La première raison est que, contrairement à une lipoaspiration, la lipolyse laser n’est étonnamment pas considérée comme une intervention chirurgicale. Bien que le geste soit identique à celui d’une lipoaspiration (la canule est certes un peu plus fine) et qu’une anesthésie locale avec infiltration de liquides anesthésiants soit également nécessaire, la législation considère que la lipolyse laser n’est pas un geste chirurgical ! Ceci signifie que contrairement à une lipoaspiration cette intervention ne doit pas obligatoirement être réalisée dans une clinique agrée. On peut donc faire une lipolyse laser dans n’importe quel cabinet médical…
La deuxième raison est que depuis la parution des articles D 766-2-14 et D 766-2-15 du code de la Santé Publique les médecins esthétiques ou dermatologues, même si certains avaient une grande expérience, ne peuvent plus pratiquer la lipoaspiration, acte chirurgical réservé aux chirurgiens. La lipolyse laser n’étant pas considérée comme un acte de chirurgie tout médecin peut la pratiquer.

Ces deux raisons, interdiction de pratiquer la lipoaspiration pour les non chirurgiens et structure agrée de chirurgie indispensable, expliquent donc en grande partie l’engouement pour la lipolyse laser. L’élargissement des indications et les publications commerciales expliquant que la lipolyse laser remplace avantageusement la lipoaspiration sont donc logiques.
Cependant les déçus commencent à être nombreux et certains praticiens n’hésitent plus à associer « discrètement » une « petite » lipoaspiration pour « aspirer la graisse fondue » ce qui permet un minimum de résultat et de satisfaction pour leurs patients. Dommage, car voilà une technique intéressante et efficace dans des indications bien précises qui risque de finir discréditée…
nov
05
Cette technique de réduction des tissus graisseux s’est considérablement développée ces deux dernières années comme le montre de nombreux articles de la presse féminine ou les sites internet de confrères pratiquants. Le principe est de détruire les lobules graisseux via un faisceau laser.

Celui-ci fond la graisse qui est ensuite éliminée naturellement. Comme le montre l’interview du Dr J.P REYNAUD, médecin esthétique et précurseur français de la lipolyse laser cette technique s’adresse à des petites zones graisseuses ou à des « peaux d’oranges » localisées. Dans ces indications les résultats sont excellents entre des mains expérimentées, d’autant qu’une petite remise en tension cutanée est possible du fait de la néo-collagénose entrainée par l’effet thermique du laser. En aucun cas il ne s’agit d’une technique de remplacement de la lipoaspiration qui reste incontournable pour une réduction significative des volumes graisseux. J’ai moi-même expérimenté la lipolyse laser sur plusieurs patients, en association ou non avec la lipoaspiration, et j’avoue que dans l’optique de réductions graisseuses importantes ou de remise en tension de zones particulièrement détendues, j’ai été très déçu.
juil
22
Depuis quelques mois nous utilisons un nouvel appareil de lipoaspiration, le Lipomatic°.
Une pièce à main fonctionnant à l’air comprimé induit une vibration transversale en 8 de la canule de lipoaspiration.

Cette nouvelle technique de liposculpture permet d’intervenir plus efficacement sur des zones très fibreuses comme les graisses masculines ou les bourrelets thoraciques et les régions cicatricielles déjà aspirées par le passé. La vibration de la canule facilite grandement le geste chirurgical et permet ainsi une plus grande précision. L’aspiration de zones réputées difficiles comme les chevilles ou les mollets devient plus aisée. Par ailleurs nous constatons un meilleur redrapage cutanée dans les suites, la peau étant probablement décollée de manière plus homogène que dans une lipoaspiration classique.
Contrairement aux arguments publicitaires du fabricant de Lipomatic°, nous ne pensons pas que l’intervention soit plus rapide ou que les suites opératoires soient plus légères.
Nous reviendrons sur cette technique dans quelques mois afin de préciser notre opinion.