Oct
29

Augmentation mammaire et coque (2)

Favoriser une alimentation anti-inflammatoire : De plus en plus de médecins constatent que notre alimentation du 21è siècle favorise l’inflammation dans nos organismes. Il faudrait :
• Réduire les apports en sucre : Les aliments à index glycémique élevé sont responsables d’une sécrétion importante d’insuline. Celle-ci s’accompagne de la production de protéines pro-inflammatoires (IgF1) favorisant œdèmes et hypertrophies cicatricielles. Nous vous conseillons donc une alimentation à index glycémique bas ou moyen dans les suites de toutes interventions chirurgicales (http://www.montignac.com/fr/ig_tableau.php)
• Augmenter les apports en oméga 3 : Notre alimentation industrialisée crée un déficit en oméga 3, acide gras essentiel dont un des multiples intérêts est d’avoir une action anti-inflammatoire. Nous proposons donc une complémentation sous forme d’huile de poissons.
• Eviter les modes de cuisson tels les grillades ou fritures : Les cuissons hautes températures sont responsables de la formation de produit de glycation AGE (Advanced Glycation End products). Ceux-ci favorisent l’inflammation par le biais des lymphocytes T (type de globules blancs). Préférez des cuissons plus douces à l’eau ou à la vapeur.

AUGMENTATION MAMMAIRE 3 MOIS

Combattre la rétraction cicatricielle par compression :
Nous ne préconisons pas les massages du sein qui risquent, surtout si les prothèses sont texturées, d’augmenter le risque de coques du fait de l’irritation des tissus cicatriciels par la paroi rugueuse de la prothèse (effet « scotch-brite »). Par contre une compression de l’implant entraine sa distension et par conséquent l’application d’une force centrifuge sur la capsule cicatricielle qui l’entoure. Cette compression s’oppose à la rétraction des tissus entourant la prothèse. A ce propos les patientes qui dorment sur le ventre font très peu de complications à type de coque. Nous demandons donc à nos opérées, dès la quatrième semaine postopératoire de passer ½ – 1 heure par jour en appui sur la poitrine durant 3 à 4 mois.

Oct
22

Augmentation mammaire et coque (1)

Toute intervention chirurgicale est perçue comme une agression par l’organisme qui va mettre en route différents mécanismes de réparation. Ces processus de cicatrisation indispensables sont parfois excessifs entrainant œdèmes persistants et cicatrices inflammatoires.
Au niveau d’un sein implanté une complication classique est la coque (1 à 5 % selon la littérature). Il s’agit, en fait, d’une rétraction cicatricielle des tissus entourant l’implant qui entraîne un durcissement du sein.

COQUE OU SEIN DUR

Cette rétraction excessive est souvent d’origine inflammatoire et si l’on veut réduire le risque de sein dur il est indispensable d’une part, de limiter au maximum toute cause d’inflammation locale ou générale et d’autre part de lutter contre la tendance rétractile du tissu cicatriciel.

Limiter les causes d’inflammation locale :
• La présence de petits épanchements ou hématomes péri prothétiques doit être évitée autant que possible. En effet,  leurs éliminations fait intervenir les différents facteurs de l’inflammation. Il nous paraît donc important de drainer la loge de l’implant la nuit suivant l’intervention.
• La peau héberge différentes bactéries qui ne sont pas pathogènes mais qui n’ont pas à passer dans la loge prothétique au cours de l’intervention. Ceci créerait une infection à bas bruit et mobiliserait, là encore, les facteurs de l’inflammation (globules blancs en particulier). Des précautions d’asepsie rigoureuse sont indispensables avant et pendant l’intervention. En cas de voie axillaire l’épilation ou le rasage doivent être réalisés le jour même ou 5 jours avant pour éviter toute pullulation microbienne sur les lésions cutanées microscopiques qu’ils ne manqueraient pas d’entraîner.

Oct
15

Cellulite et Power Plate à Lyon

La lutte contre la cellulite (“peau d’orange”) commence par une activation de la circulation sous forme d’exercices physiques simples et réguliers mais également de massages et de drainages lymphatiques. Quatre arguments mettent en évidence les effets positifs de la Power Plate sur la “peau d’orange”: 
– l’évacuation de la rétention d’eau entraine une meilleure circulation sanguine dans les tissus qui vont donc s’assouplir,                                                                                                                                                                    – la circulation ayant été relancée, les échanges sont réactivés, ce qui accélère la reconstruction du tissu conjonctif. De plus, la régression de la rétention d’eau s’accompagne d’une réelle sensation de bien-être chez les femmes souffrant de jambes lourdes,

Peau d'orange
– comme toute activité physique sportive, la Power Plate entraîne une dépense d’énergie avec combustion des triglycérides et diminution de la masse grasse. Lors des exercices spécifiques de massage, les accélérations de Power Plate permettraient de déstructurer les amas graisseux. Pour certaines personnes peu sportives, souffrant de cellulite, cet appareil représente un moyen facile pour reprendre une activité physique sportive, de façon progressive et contrôlée,
 – les accélérations de la Power Plate stimuleraient, de façon mécanique, les fibroblastes responsables de la fabrication du collagène, améliorant ainsi la fibrose. On sait que l’aspect induré de la cellulite est dû à la fibrose, altération qualitative et quantitative du collagène.
Avec l’atténuation de l’aspect « peau d’orange » et l’assouplissement du tissu conjonctif, la peau est lissée et retrouve toute sa fermeté.

Oct
08

Rhinoplastie et “simulation”

Au cours des consultations pour chirurgie esthétique du nez nous réalisons habituellement ce que, à tort, nous appelons une « simulation ».

Ceci consiste, à partir d’un cliché photographique du patient, à modifier l’image du nez grâce à une tablette graphique. Bien que cette étape soit très importante à nos yeux pour préparer la rhinoplastie, il ne s’agit pas de la préfiguration d’un « après » précis. Les modifications graphiques que nous réalisons nous permettent de comprendre les transformations souhaitées par le patient tout en lui expliquant les limites du geste chirurgical. L’importance de la réduction, la mise en place de greffon(s) cartilagineux, l’affinement et le recul de la pointe du nez, l’intérêt ou non d’une plastie des ailes narinaires sont discutés.

 RHINOPLASTIE PREOP

 RHINOPLASTIE SIMULATION

 RHINOPLASTIE POSTOP 8 MOIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les 3 photos vous constatez que le cliché post-opératoire est différent de la « simulation ». Pourtant, le critère essentiel de la rhinoplastie pour la patiente était d’être conservateur avec peu de recul du dorsum. En cela ses souhaits ont été respectés. Celle-ci est satisfaite du résultat à 8 mois (un affinement de la pointe du nez se poursuivra sur 6 mois).

Oct
01

Cholesterol

Après « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent » le Dr Michel DE LORGERIL, cardiologue et chercheur au CNRS, publie un nouvel ouvrage « Cholestérol, mensonges et propagande ».

En une vingtaine de chapitres le Dr DE LORGERIL tente de démontrer l’innocence du cholestérol dans l’avènement des accidents cardio-vasculaires et l’inutilité, voir la dangerosité des statines (médicaments hypocholestérolémiants). Il  décortique les grandes études cliniques et épidémiologiques responsables de la lutte contre le cholestérol qui apparaissent biaisées, tronquées voire manipulées. La collusion entre les laboratoires pharmaceutiques et certains experts ou Sociétés savantes est dénoncée.

 cholesterol

Enfin le Dr DE LORGERIL, sur la base d’études statistiquement irréprochables, développe ses conseils de prévention des accidents cardio-vasculaires, à savoir un minimum d’activité physique et musculaire, ne pas fumer et adopter un régime de type méditerranéen riche en oméga3 et poly phénols.

Ce livre, extrêmement dense et à la bibliographie abondante et sérieuse est une mine de renseignements. On se demande effectivement pourquoi, sur de telles bases, l’Assurance Maladie continue de rembourser 980 millions d’euros/an (soit plus de 15% du déficit de la l’Assurance Maladie en 2006) pour des médicaments dont l’efficacité apparaît plus que douteuse et qui, de surcroit, semblent augmenter les risques d’apparition de cancers et de déclins cognitifs (maladie d’Alzheimer en particulier). De nouvelles études cliniques et épidémiologiques, financées et expertisées indépendamment  des laboratoires pharmaceutiques apparaissent urgentes !

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