Nov
26

Enfants, obésité et artères

Une étude médicale américaine révèle que les enfants obèses présentent des artères carotides similaires à celles d’un adulte de 45 ans. Le Dr Geetha Raghuveer, cardiologue, et son équipe de l’hôpital pédiatrique Mercy à Kansas City ont réalisé une étude portant sur 34 garçons et 36 filles agés en moyenne de 13 ans et présentant un surpoids ou une obésité.

 enfant obèse

 A l’aide d’ultra-sons, les chercheurs ont scanné et mesuré l’épaisseur des parois des artères des enfants. Environ 75 % de ceux-ci ont les artères d’un homme de 45 ans. Une hausse trop importante de l’épaisseur des artères par dépôt de graisse peut favoriser l’obstruction des carotides et des autres vaisseaux sanguins et provoquer un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque. Comme l’explique l’auteur de l’étude « on dit souvent que l’on a l’âge de nos artères, c’est-à-dire que le vieillissement des artères compte plus dans le risque d’accident cardiovasculaire que l’âge réel ».

 

Nov
19

Tourisme esthétique

Depuis 3 à 5 ans de plus en plus de personnes choisissent de se faire soigner à l’étranger. Ceci est vrai pour la chirurgie esthétique (Tunisie, Maroc, Brésil…) mais aussi pour les soins dentaires (Pologne…) ou des interventions lourdes (chirurgie cardiaque ou greffes  en Inde). La mondialisation est passée par là et la grande disparité  des niveaux de vie explique que, pour la chirurgie esthétique en tous cas, certains de nos concitoyens, comme nos grands patrons d’entreprise avec la main d’œuvre, vont là où c’est le moins cher ! Une augmentation mammaire, par exemple est facturée entre 2500 et 2800 euros en Tunisie. Ceci inclus le voyage et quelques jours dans un hôtel étoilé local. Bien que je ne sois pas certain que l’on profite pleinement de la piscine, la différence avec une intervention en France est de l’ordre de 1500 à 2000 euros ce qui, de prime abord, n’est pas négligeable.

 Tourisme esthétique

Les chirurgiens étrangers, habituellement formés en France ou aux USA, sont souvent compétents au même titre qu’un chirurgien plasticien français. Les cliniques et les plateaux techniques sont de plus en plus modernes même si les normes de sécurité sont moins strictes que chez nous. Dans la grande majorité des cas les interventions se passent bien et les suites opératoires sont simples.

Alors pourquoi hésiter ?

Simplement parce que les reprises ou complications (sauf vitales) de la chirurgie esthétique ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Si votre intervention se complique, le traitement nécessaire sera à votre charge et les 1500 à 2000 euros de différence initiaux risquent vite de paraître dérisoire. En France, vous aurez toujours la possibilité de vous retourner contre votre chirurgien et son assurance Responsabilité civile professionnelle vous dédommagera. En Tunisie ou au Maroc, ces procédures, déjà complexes en France, seront très difficiles voir impossibles. En conclusion nous vous conseillons de bien réfléchir avant de franchir le pas (ou plutôt la frontière…). Nous assimilerons cette démarche d’économie financière à la  souscription d’une assurance voiture, habitation, invalidité ou décès. Tant qu’il n’y pas de problème on répugne à payer, jusqu’au jour où…

Nov
12

Lipolyse laser (2)

Pourquoi tant de « bruits » et de publicités pour une technique qui certes peut être intéressante dans certains cas mais dont les indications devraient rester assez limitées comme nous l’avons vu.

La première raison est que, contrairement à une lipoaspiration, la lipolyse laser n’est étonnamment pas considérée comme une intervention chirurgicale. Bien que le geste soit identique à celui d’une lipoaspiration (la canule est certes un peu plus fine) et qu’une anesthésie locale avec infiltration de liquides anesthésiants soit également nécessaire, la législation considère que la lipolyse laser n’est pas un geste chirurgical ! Ceci signifie que contrairement à une lipoaspiration cette intervention ne doit pas obligatoirement être réalisée dans une clinique agrée. On peut donc faire une lipolyse laser dans n’importe quel cabinet médical…

La deuxième raison est que depuis  la parution des articles D 766-2-14 et D 766-2-15 du code de la Santé Publique les médecins esthétiques ou dermatologues, même si certains avaient une grande expérience,  ne peuvent plus pratiquer la lipoaspiration, acte chirurgical réservé aux chirurgiens. La lipolyse laser n’étant pas considérée comme un acte de chirurgie tout médecin peut la pratiquer.

 LIPOLYSE LASER

Ces deux raisons, interdiction de pratiquer la lipoaspiration pour les non chirurgiens et structure agrée de chirurgie indispensable, expliquent donc en grande partie l’engouement pour la lipolyse laser. L’élargissement des indications et les publications commerciales expliquant que la lipolyse laser remplace avantageusement la lipoaspiration sont donc logiques.

Cependant les déçus commencent à être nombreux et  certains praticiens n’hésitent plus à associer « discrètement » une « petite » lipoaspiration pour « aspirer la graisse fondue » ce qui permet un minimum de résultat et de satisfaction pour leurs patients. Dommage, car voilà une technique intéressante et efficace dans des indications bien précises qui risque de finir discréditée…

 

 

Nov
05

Lipolyse laser (1)

Cette technique de réduction des tissus graisseux s’est considérablement développée ces deux dernières années comme le montre de nombreux articles de la presse féminine ou les sites internet de confrères pratiquants. Le principe est de détruire les lobules graisseux via un faisceau laser.

 lipolyse laser

Celui-ci fond la graisse qui est ensuite éliminée naturellement. Comme le montre l’interview du Dr J.P REYNAUD,  médecin esthétique et précurseur français de la lipolyse laser cette technique s’adresse à des petites zones graisseuses ou à des « peaux d’oranges » localisées. Dans ces indications les résultats sont excellents entre des mains expérimentées, d’autant qu’une petite remise en tension cutanée est possible du fait de la néo-collagénose entrainée par l’effet thermique du laser. En aucun cas il ne s’agit d’une technique de remplacement de la lipoaspiration qui reste incontournable pour une réduction significative des volumes graisseux. J’ai moi-même expérimenté la lipolyse laser sur plusieurs patients, en association ou non avec la lipoaspiration, et j’avoue que dans l’optique de réductions graisseuses importantes ou de remise en tension de zones particulièrement détendues, j’ai  été très déçu.

RudojkiRupornhubRupornolab