Juin
17

Lipoaspiration, liposculpture et Lipomatic°

En juillet 2008 nous vous parlions d’une nouvelle machine que nous utilisions en lipoaspiration, le LIPOMATIC°. Nous vous rappelons que l’appareil utilise une pièce à main fonctionnant à l’air comprimé. Celle-ci induit une vibration transversale en 8 à l’extrémité de la canule de lipoaspiration (phénomène de nutation). Comme en lipoaspiration classique, nous disposons de différents types de canules (Mercédès, accélératrice, 1 ou 2 trous…) de différentes tailles (3 à 5 mm de diamêtre). Depuis  bientôt un an, nous avons réalisé plusieurs dizaines de lipoaspiration à l’aide du Lipomatic° et notre premier jugement semble se confirmer.

Lipoaspiration avant-après Lipomatic°

L’appareil apparaît très intéressant au niveau des zones fibreuses (hommes, reprises, hanches postérieures, bourrelets thoraciques…) où la vibration de la canule permet de lipoaspirer sans difficulté. En travail superficiel, la nutation de l’extrémité de la canule crée un décollement modéré qui favorise le redrapage cutané et limite les aspects de « coup de canule ». La précision est par ailleurs améliorée sur certaines zones très délicates comme les chevilles par exemple. Enfin, et c’est peut-être le plus important, le geste est plus doux et donc infiniment moins fatiguant pour le chirurgien.

Lipoapiration Lipomatic° Avant-après

Par contre, dans mon expérience, la durée d’intervention est plutôt allongée et les suites opératoires, bien qu’inconstantes et transitoires, peuvent être tout aussi marquées (ecchymoses, œdèmes, troubles de la sensibilité…).

Nous confirmons donc notre sentiment favorable vis-à-vis de Lipomatic° tant et si bien qu’actuellement, nous n’envisageons plus de réaliser une lipoaspiration sans son assistance.

Juin
11

Lait et santé osseuse: commentaire

Nous recevons ce jour un commentaire sur un article déjà un peu ancien, Laitage et santé osseuse. C’est l’occasion pour nous d’une mise au point. Le pseudo du commentateur est « lactor » (probablement un fan des produits laitiers…). Voici le bref commentaire qu’il nous adresse : « Bonjour, A quelles études faites vous référence ? Vos affirmations sont pour le moins hasardeuses »


Voici donc notre réponse.

En 2002 l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu que ce sont les pays où l’on consomme le plus de laitages qui sont le plus touchés par l’ostéoporose (Joint FAO/WHO expert consultation, « Human vitamin and mineral requirements », World Health Organization, Rome (Italie), 2002). Comment m’expliquez-vous cela mon cher contradicteur ? Pouvez-vous me trouver une étude non réalisée ou subventionnée par l’industrie laitière qui démontre clairement que les laitages augmentent vraiment la densité osseuse et diminuent significativement, le risque de fracture ? Les 7 méta analyses cliniques et épidémiologiques réalisées ces dix dernières années (sauf une, dirigée par un médecin inféodé à l’industrie laitière), concluent :


– qu’il n’y a « aucun intérêt à un régime riche en calcium » (Cumming RG, Cummings SR, Nevitt MC, Scott J, Ensrud KE, Vogt TM, Fox K. Calcium intake and fracture risk: results from the study of osteoporotic fractures. Am J Epidemiol. 1997 May 15;145(10):926-34)
– qu’il n’est « guère justifié d’inciter la population postménopausée à augmenter sa consommation de calcium » (Kanis JA. The use of calcium in the management of osteoporosis. Bone 1999;24:279–9)
– que « les éléments scientifiques dont on dispose ne permettent pas de soutenir la recommandation qui visent à encourager la consommation quotidienne de laitages pour favoriser la santé des os ».
– que « les personnes qui déclarent consommer peu de lait n’ont pas plus de risque de fracture » (Kanis JA. A meta-analysis of milk intake and fracture risk : low utility for case-finding. Osteoporosis Int 2005;16(7):799-804).
– que « les recommandations nutritionnelles qui visent à augmenter la consommation de lait et d’autres laitages pour favoriser la minéralisation des os des enfants et des adolescents ne reposent pas sur des preuves scientifiques » (Lanou AJ, Berkow SE, Barnard ND. Calcium, dairy products, and bone health in children and young adults: a reevaluation of the evidence. Pediatrics. 2005 Mar;115(3):736-43)
– qu’« une consommation élevée de calcium ne réduit pas le risque de fracture du col du fémur » (Bischoff-Ferrari HA. Calcium intake and hip fracture risk in men and women: a meta-analysis of prospective cohort studies and randomized controlled trials. Am J Clin Nutr. 2007 Dec;86(6):1780-90)

En ce qui concerne le diabète de nombreuses publications suspectent le lait et ses protéines allergisantes. Une étude scandinave fait notamment le lien entre l’augmentation des cas de diabète de type 1 et la baisse de l’allaitement maternel.

Pour lait et cancer une étude parmi d’autres, européenne, publiée en 2008 sur un échantillon de plus de 140000 hommes associe la consommation de laitage au risque de cancer de la prostate.

En conclusion, nous maintenons que les produits laitiers doivent être consommés avec modération.

 

Juin
01

Métabolisme de base

Le métabolisme de base correspond aux besoins énergétiques « incompressibles » de l’organisme. Autrement dit c’est la dépense d’énergie minimale mais indispensable permettant au corps de survivre (activités cardio-respiratoire, digestives de base, de régulation de la température…).

Ce métabolisme de base varie en fonction de l’âge, du sexe, de la masse musculaire, de la température extérieure et le l’activité hormonale (hormones thyroïdiennes, hormone de croissance, hormones sexuelles…). Il diminue avec l’âge. Chez un sédentaire les dépenses énergétiques se répartissent entre l’activité physique (20 à 30%), la digestion des aliments (10 à 15%) et le métabolisme de base (50 à 70%).

 métabolisme de base

Lors d’un régime hypocalorique on perd majoritairement de la graisse mais également de la masse musculaire. En effet la perte de poids se répartit entre les graisses pour 75% et la masse sèche pour 25%. Le recul de cette masse musculaire, principal acteur du métabolisme de base, explique la stagnation que l’on observe malgré un régime hypocalorique bien suivi. Par ailleurs, la baisse des dépenses énergétique liées à la digestion (moins d’aliments) et à la mobilisation (corps plus léger) accentue le recul du métabolisme de base. Il apparaît que l’activité physique, contrairement aux régimes hypocaloriques, permet de maintenir ou d’augmenter le métabolisme de base.

En somme l’exercice physique, en augmentant le métabolisme de base, est le principal facteur de réussite d’un amincissement.

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