Mai
26

Hypersudation et Botox

Hyperhidrose est le terme scientifique utilisé pour décrire l’hypersudation. La transpiration est un phénomène naturel qui permet au corps d’évacuer l’excès de chaleur consécutive à certaines circonstances comme la pratique d’un sport, le stress ou la température excessive. Chez les personnes atteintes d’hyperhidrose cette production de sueur est disproportionnée. Elle se manifeste alors au niveau des mains (hyperhidrose palmaire), des pieds (hyperhidrose plantaire) et des aisselles (hyperhidrose axillaire). Cette hypersudation crée un handicap au quotidien du fait de l’inconfort et de la gêne ressentie. Elle entraîne bien souvent une restriction des relations sociales, familiales et professionnelles.
Outre les traitements locaux à base de sels d’aluminium dont les résultats restent inconstants et la toxicité probable (aluminium), certains proposent des médicaments atropiniques dont les effets secondaires sont marqués et les contre-indications nombreuses. La chirurgie qui consiste en une sympathectomie thoracique apparaît intéressante et efficace dans les hypersudations palmaires en particulier. Les complications (pneumothorax, paresthésies…) ou effets secondaires (hypersudation compensatrice, sécheresse excessive) ne sont cependant pas négligeables.

transpiration et botox

L’injection locale de toxine botulique que nous pratiquons au cabinet est une excellente alternative. Le produit, par son action anticholinergique bloque la sécrétion des glandes sudoripares. La meilleure indication est l’hyperhidrose axillaire avec des résultats très satisfaisants dès la première semaine pour 95% des patients. La réduction de sueur est en moyenne de 83% avec une efficacité temporaire de 6 à 12 mois selon le produit et la dose utilisée. Les multiples injections intradermiques sont réalisées à l’aide d’une aiguille très fine. Une anesthésie au froid ou avec une crème anesthésiante type EMLA rend le geste pratiquement indolore. La prise en charge des hyperhidroses palmaires et plantaires est possible mais nécessite souvent une anesthésie générale brève (neuroleptanalgésie) compte tenu de la sensibilité des paumes et des plantes de pied.

En somme, la toxine botulique est un traitement reconnu et efficace de l’hypersudation. Elle peut également être utilisée comme traitement de confort avant les périodes chaudes de l’année.

Mai
05

Chirurgie esthétique et cicatrice

La chirurgie induit la cicatrice même si de plus en plus, les chirurgiens tentent de la raccourcir au maximum. En chirurgie esthétique cette cicatrice reste bien souvent le critère majeur de réussite de l’intervention. Discrète et fine et le chirurgien est encensé, large et épaisse et l’on parle de « boucherie » ! Malheureusement, si une tension minimale de suture favorise effectivement une cicatrice fine, d’autres facteurs tels le patient lui-même (hérédité, âge) et le suivi post-opératoire ont également leur importance.
Dans le cadre de notre activité chirurgicale le résultat cicatriciel  est un véritable challenge et la prise en charge de la cicatrice est maintenant bien codifiée.
Avant l’intervention les mécanismes de réparation et de défense immunitaire doivent être stimulés :
– prescription de compléments alimentaires (vitamines D et C, magnésium, zinc, certains acides aminés parfois…),
– orientation du régime alimentaire sur des précurseurs de la vitamine A (choux, brocolis, tomates…), conseils hygiéno-diététiques (amincissement préalable si nécessaire, arrêt du tabac…),
– réalisation de une à deux séances de LED médicaux qui stimulent le fonctionnement des fibroblastes, cellules majeures dans le processus de cicatrisation,

Riesenkopf Boboligarten

Après l’intervention la cicatrice doit être contrôlée et minimisée:
– réalisation de 2 à 6 séances de LED médicaux, toujours pour optimiser la réparation mais aussi pour accélérer l’assouplissement et le blanchiment cicatriciel,
– utilisation de patchs ou pommades silicone qui ont l’intérêt, pour des raisons encore obscures, de calmer l’inflammation cicatricielle,
– utilisation classique de la compression par vêtements compressifs ou massages,
– mise en place d’une alimentation de type anti-inflammatoire avec en particulier la réduction drastique des aliments à index glycémiques élevés et de certains types de cuissons tels le barbecue et les fritures responsables de glycation hautement pro-inflammatoire,
–  poursuite de la prise de compléments alimentaires avec l’introduction des omégas3, acides gras anti-inflammatoires.
En somme, la prise en charge chirurgicale ne s’arrête pas à la sortie du bloc et s’il apparaît que l’acte opératoire doit être irréprochable, le suivi médical n’en reste pas moins fondamental à l’obtention d’une rançon cicatricielle minime.


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