Mai
05

Chirurgie esthétique et cicatrice

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La chirurgie induit la cicatrice même si de plus en plus, les chirurgiens tentent de la raccourcir au maximum. En chirurgie esthétique cette cicatrice reste bien souvent le critère majeur de réussite de l’intervention. Discrète et fine et le chirurgien est encensé, large et épaisse et l’on parle de « boucherie » ! Malheureusement, si une tension minimale de suture favorise effectivement une cicatrice fine, d’autres facteurs tels le patient lui-même (hérédité, âge) et le suivi post-opératoire ont également leur importance.
Dans le cadre de notre activité chirurgicale le résultat cicatriciel  est un véritable challenge et la prise en charge de la cicatrice est maintenant bien codifiée.
Avant l’intervention les mécanismes de réparation et de défense immunitaire doivent être stimulés :
– prescription de compléments alimentaires (vitamines D et C, magnésium, zinc, certains acides aminés parfois…),
– orientation du régime alimentaire sur des précurseurs de la vitamine A (choux, brocolis, tomates…), conseils hygiéno-diététiques (amincissement préalable si nécessaire, arrêt du tabac…),
– réalisation de une à deux séances de LED médicaux qui stimulent le fonctionnement des fibroblastes, cellules majeures dans le processus de cicatrisation,

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Après l’intervention la cicatrice doit être contrôlée et minimisée:
– réalisation de 2 à 6 séances de LED médicaux, toujours pour optimiser la réparation mais aussi pour accélérer l’assouplissement et le blanchiment cicatriciel,
– utilisation de patchs ou pommades silicone qui ont l’intérêt, pour des raisons encore obscures, de calmer l’inflammation cicatricielle,
– utilisation classique de la compression par vêtements compressifs ou massages,
– mise en place d’une alimentation de type anti-inflammatoire avec en particulier la réduction drastique des aliments à index glycémiques élevés et de certains types de cuissons tels le barbecue et les fritures responsables de glycation hautement pro-inflammatoire,
–  poursuite de la prise de compléments alimentaires avec l’introduction des omégas3, acides gras anti-inflammatoires.
En somme, la prise en charge chirurgicale ne s’arrête pas à la sortie du bloc et s’il apparaît que l’acte opératoire doit être irréprochable, le suivi médical n’en reste pas moins fondamental à l’obtention d’une rançon cicatricielle minime.


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