Fév
10

Le fasting ou jeûne intermittent

Rien de plus logique pour un chirurgien plasticien de recommander la lipoaspiration pour perdre des bourrelets disgracieux mais en aucun cas il ne s’agit d’une chirurgie du surpoids ou de l’obésité. Par ailleurs cette «amélioration» et «embellissement» de la silhouette présente les inconvénients d’une intervention chirurgicale et surtout ne modifie en rien un mode de vie délétère immanquablement à l’origine de surpoids, pathologies cardio-vasculaires et cancers. Nous savons de nos jours que notre alimentation occidentalisée, fortement influencée par l’industrie agro-alimentaire, est extrêmement nocive, et il suffit de constater la dégradation de l’état de santé des mexicains et des chinois qui adoptent notre malbouffe pour en voir les conséquences.

Les gens informés savent maintenant que les modes d’alimentation les plus sains sont les diètes paléolithiques et méditerranéens qui restreignent les aliments industriels, les produits laitiers, les céréales et les sucres en particulier. Malheureusement ces « régimes » ne sont pas très faciles à tenir et la prise de poids est facile. Certains luttent en s’imposant des activités sportives épuisantes et chronophages mais une perte de poids liée à la pratique du sport n’est durable que si elle n’est pas interrompue. D’autre part le sport peut-être contre-productif à hautes doses (blessures musculo-tendineuses invalidantes, accidents cardiaques…). D’autres limitent drastiquement leurs apports caloriques journaliers mais le corps s’adapte à la restriction calorique en réduisant ses dépenses énergétiques de base entrainant rapidement un ralentissement de la perte de poids. La sensation de faim permanente, la fatigue, la fonte musculaire et le manque de résultat font immanquablement renoncer et la reprise de poids est rapide (effet yo-yo). Tout régime très restrictif ou « interdictif » est voué à l’échec ! Pourtant, la restriction calorique transitoire est pratiquée depuis toujours dans le monde animal et l’espèce humaine. Nos ancêtres préhistoriques s’alimentaient irrégulièrement et subissaient des périodes de jeûne. De nombreuses religions imposent également des jeûnes transitoires à leurs disciples. Plusieurs études montrent les bienfaits de ces pauses digestives qui permettent à l’organisme de se consacrer à autres choses que digérer et manager les excédents de glucides avec ses corollaires (stockage sous forme de graisse, résistance à l’insuline et diabète, stimulation des cellules cancéreuses, dépression de l’immunité, etc…). L’absence de sucres, une fois les réserves de glycogène épuisées (au-delà de 12h de jeûne) permet justement au corps de puiser son énergie dans les graisses de stockage.

Le jeûne intermittent ou fasting permet d’obtenir les avantages de la restriction calorique sans ses inconvénients. Il consiste simplement à jeûner 16h sur 24h. Autrement dit en sautant le petit déjeuner, en déjeunant à 12h au plus tôt et en dînant à 20h au plus tard l’objectif est atteint. Bien entendu une abondante consommation de liquides non caloriques (eaux, thé, café, tisane) est recommandé au réveil pour réhydrater l’organisme. La période de jeûne peut être déplacée entre 13h et 7h avec absence de dîner. Ce jeûne intermittent peut également être prolongé sur 24h une ou deux fois par semaine pour obtenir une perte de masse graisseuse. 24 heures de jeûne équivaut, en terme de perte de masse graisseuse, à 1 mois de course à pieds à raison de 2 séances par semaine (soit entre 100 et 200g de graisse). Avec un peu d’habitude, ces jeûnes intermittents sont très faciles à réaliser et les petites sensations désagréables que l’on peut ressentir au début s’estompent rapidement. Les repas permettent de relancer le métabolisme de base et doivent être équilibrés, si possible selon les principes des diètes paléolithique ou méditerranéenne.

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