Jan
02

Santé et jeun intermittent

En ce début de nouvelle année propice aux bonnes résolutions et dans la continuité des idées de ce blog voici une nouvelle publication concernant le jeun intermittent.

Une équipe de chercheurs de la Johns Hopkins Medicine réaffirme les avantages du jeûne intermittent. Cet article de synthèse de la littérature, publié dans le New England Journal of Medicine, recommande le jeûne intermittent pour ses multiples bénéfices, cognitifs, cardiovasculaires, de forme physique, de prévention contre le diabète et l’obésité et enfin, en faveur de la santé cellulaire et « tissulaire ».

De précédentes études animales et chez l’Homme ont montré que l’alternance entre les périodes de jeûne et d’alimentation favorise la santé cellulaire, probablement en déclenchant une adaptation « séculaire » aux périodes de pénurie alimentaire appelée « commutation métabolique ». Lors de cette adaptation, les cellules utilisent leurs réserves de sucre rapidement accessibles et « se mettent » à convertir les graisses en énergie dans un processus métabolique plus lent.

Effets sur l’inflammation : la commutation métabolique améliore la régulation de la glycémie, augmente la résistance au stress et supprime l’inflammation. Ainsi, le régime occidental, qui comprend chaque jour 3 repas et des collations complémentaires, ne permet pas d’obtenir ces différents avantages.

Effets cardio-vasculaires : le jeûne intermittent permet de réduire la pression artérielle, les taux de lipides sanguins et la fréquence cardiaque au repos, selon 4 études menées chez l’Homme et chez l’animal.

Jeun intermittent

Effets sur le métabolisme : le jeûne intermittent modifie certains facteurs de risque associés à l’obésité et au diabète. Deux études menées à l’hôpital universitaire de South Manchester auprès de 100 femmes en surpoids ont montré que les participantes qui ont suivi le régime 5: 2 ont atteint la même perte de poids que les participantes qui ont suivi un régime de restriction alimentaire, mais obtiennent de meilleurs scores de sensibilité à l’insuline et une meilleure réduction de la graisse abdominale.

Effets cognitifs : le jeûne intermittent peut également être bénéfique à la santé du cerveau, suggèrent des études préliminaires. Un essai clinique multicentrique mené à l’Université de Toronto auprès de 220 adultes non obèses en bonne santé, qui ont suivi un régime hypocalorique pendant 2 ans montre, via des tests cognitifs, une amélioration de la mémoire. Les auteurs appellent donc à plus de recherches sur les effets possibles du jeûne intermittent sur l’apprentissage et la mémoire. Le jeûne ou un équivalent pharmaceutique qui l’imite (peut-être la metformine) pourraient être la base de nouvelles interventions pouvant empêcher la neurodégénérescence et la démence.

En somme il apparait une nouvelle fois que le mode de vie et l’alimentation en particulier sont indissociables à une bonne santé physique et psychique.

Meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2020.