Août
28

Chirurgie et médecine esthétiques: superflues ou thérapeutiques?

Ma philosophie et l’expérience m’ont permis de dégager et d’affiner un certain nombre de suppositions à défaut de certitudes. L’Homme est un animal social dont la survie et le bien-être passent par l’appartenance au groupe et sa reconnaissance au sein de ce groupe. Que l’on le veuille ou non, nous vivons dans une société de l’image où la jeunesse et la santé sont idéalisées et où la vieillesse, le handicap et la mort sont rejetés et cachés. L’image réelle ou supposée que l’on renvoie est donc facteur d’intégration et donc de bien-être. En conséquent, en embellissant et en rajeunissant, je suis convaincu de pratiquer une chirurgie et des soins «facilitateurs de bien-être».

La satisfaction des patients nécessite leur écoute, de la méticulosité et une exigence sans faille quant aux résultats. L’intervention sur l’image est naturellement source de stress et l’encadrement de tous ces actes est indispensable. Ce «cocooning » du patient avec une disponibilité de tous les instants est une spécificité du cabinet. Enfin, le bien-être, la beauté et le bien vieillir sont indissociables d’une bonne hygiène de vie alliant alimentation saine et activité physique régulière. Pour nous, ceci est un préalable à toute prise en charge chirurgicale qui se veut efficace.

Juin
11

Lait et santé osseuse: commentaire

Nous recevons ce jour un commentaire sur un article déjà un peu ancien, Laitage et santé osseuse. C’est l’occasion pour nous d’une mise au point. Le pseudo du commentateur est « lactor » (probablement un fan des produits laitiers…). Voici le bref commentaire qu’il nous adresse : « Bonjour, A quelles études faites vous référence ? Vos affirmations sont pour le moins hasardeuses »


Voici donc notre réponse.

En 2002 l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu que ce sont les pays où l’on consomme le plus de laitages qui sont le plus touchés par l’ostéoporose (Joint FAO/WHO expert consultation, « Human vitamin and mineral requirements », World Health Organization, Rome (Italie), 2002). Comment m’expliquez-vous cela mon cher contradicteur ? Pouvez-vous me trouver une étude non réalisée ou subventionnée par l’industrie laitière qui démontre clairement que les laitages augmentent vraiment la densité osseuse et diminuent significativement, le risque de fracture ? Les 7 méta analyses cliniques et épidémiologiques réalisées ces dix dernières années (sauf une, dirigée par un médecin inféodé à l’industrie laitière), concluent :


– qu’il n’y a « aucun intérêt à un régime riche en calcium » (Cumming RG, Cummings SR, Nevitt MC, Scott J, Ensrud KE, Vogt TM, Fox K. Calcium intake and fracture risk: results from the study of osteoporotic fractures. Am J Epidemiol. 1997 May 15;145(10):926-34)
– qu’il n’est « guère justifié d’inciter la population postménopausée à augmenter sa consommation de calcium » (Kanis JA. The use of calcium in the management of osteoporosis. Bone 1999;24:279–9)
– que « les éléments scientifiques dont on dispose ne permettent pas de soutenir la recommandation qui visent à encourager la consommation quotidienne de laitages pour favoriser la santé des os ».
– que « les personnes qui déclarent consommer peu de lait n’ont pas plus de risque de fracture » (Kanis JA. A meta-analysis of milk intake and fracture risk : low utility for case-finding. Osteoporosis Int 2005;16(7):799-804).
– que « les recommandations nutritionnelles qui visent à augmenter la consommation de lait et d’autres laitages pour favoriser la minéralisation des os des enfants et des adolescents ne reposent pas sur des preuves scientifiques » (Lanou AJ, Berkow SE, Barnard ND. Calcium, dairy products, and bone health in children and young adults: a reevaluation of the evidence. Pediatrics. 2005 Mar;115(3):736-43)
– qu’« une consommation élevée de calcium ne réduit pas le risque de fracture du col du fémur » (Bischoff-Ferrari HA. Calcium intake and hip fracture risk in men and women: a meta-analysis of prospective cohort studies and randomized controlled trials. Am J Clin Nutr. 2007 Dec;86(6):1780-90)

En ce qui concerne le diabète de nombreuses publications suspectent le lait et ses protéines allergisantes. Une étude scandinave fait notamment le lien entre l’augmentation des cas de diabète de type 1 et la baisse de l’allaitement maternel.

Pour lait et cancer une étude parmi d’autres, européenne, publiée en 2008 sur un échantillon de plus de 140000 hommes associe la consommation de laitage au risque de cancer de la prostate.

En conclusion, nous maintenons que les produits laitiers doivent être consommés avec modération.

 

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