Nov
19

Le régime de longévité

L’espérance de vie augmente régulièrement  (79 ans chez l’homme et 85 ans chez la femme en France) mais l’espérance de vie en bonne santé sans incapacité n’est que de 62 ans chez l’homme et 64 ans chez la femme et tend plutôt à régresser dans le monde. Cette augmentation de l’espérance de vie est bien entendu liée à l’amélioration de l’hygiène et aux progrès de la médecine mais l’on peut se questionner sur ces fins de vie difficiles et médicalisées.

Dans son livre « Le régime de longévité » le Pr Valter Longo propose une nouvelle stratégie pour vivre longtemps et, surtout, en bonne santé. Ce chercheur italo-américain dirige l’Institut de longévité de l’Université de Californie du sud. Il appui son argumentation sur ce qu’il appelle les “cinq piliers” de la longévité à savoir la recherche fondamentale, la recherche épidémiologique, les essais cliniques, l’étude des centenaires et l’étude des systèmes complexes.

 

Voici ses conclusions :

1/ Adopter un régime pesco-végétarien soit une alimentation essentiellement à base de végétaux (légumineuses, légumes, fruits, etc.) associant le poisson deux à trois fois par semaine.

2/ Manger peu de protéines mais suffisamment (0,7 à 0,8g/kg/j). Réduisez drastiquement les graisses d’origine animale (sauf poissons), les sucres simples (aliments à index glycémique élevé tels pain blanc, pomme de terre et sucrerie) et augmentez les bonnes graisses (végétales telle l’huile d’olives et omega3 des poissons) et les sucres complexes (index glycémique bas tel pain complet et légumes).

3/ Répartissez votre alimentation sur 12 heures maximum voir 8 ou 10 heures si vous souhaitez perdre du poids.

4/ Pratiquez périodiquement le  «Fasting Mimicking Diet (FMD) » qui consiste en un régime hypocalorique de 5 jours à 800 calories. Ces diètes à pratiquer deux fois par an pour les gens en bonne santé ou tous les mois ou trois mois pour les obèses ou personnes présentant des facteurs de risque (diabète, cancer, maladies cardio-vasculaires…).

5/ Mangez à la table de vos ancêtres c’est-à-dire mangez des aliments auxquels votre génétique est habituée.

6/ Ayez une activité physique significative avec  une heure de marche rapide par jour et 2H30 à 5 heures  de sport par semaine.

7/ Enfin et bien entendu, soyez intéressés à vivre (communauté, travail, famille…) et sachez vous faire plaisir.

Ce mode d’alimentation peut-être adapté selon les pathologies (diabète, cancer, SEP, maladie de Crohn…) en augmentant ou réduisant certaines classes d’aliments. Il  apparait également intéressant pour préparer l’organisme à une intervention chirurgicale.

Mai
25

Prévenir les maladies et le vieillissement prématuré

Contrairement à la Médecine traditionnelle chinoise qui a comme premier objectif d’entretenir la santé et de prévenir les maladies, notre médecine occidentale s’intéresse essentiellement aux maladies avérées. La prévention reste le parent pauvre de notre médecine. Pourrait-on imaginer une société où les médecins seraient payés selon l’importance de leur patientèle bien portante et non en fonction de leurs actes thérapeutiques sur des gens malades ?

Et pourtant, le diabète coute plus de 12,5 Milliards d’euros chaque année à la France. Les maladies cardio-vasculaires pèsent pour plus de 27,8 Milliards d’euros et la maladie d’Alzheimer pour 10 Milliards !

Un simple changement de nos modes de vie pourrait réduire drastiquement ces couts et surtout épargner beaucoup de souffrances et de décès prématurés.

L’alimentation et l’activité physique modérée sont les clés de ce changement et nous en parlons déjà depuis longtemps sur ce blog (*, **, ***, ****…)

Encore faudrait-il pouvoir se libérer des lobbyistes de tous bords (laitiers, sucriers,céréaliers, tabacs…), des politiques incompétents soudoyés et des « experts » intéressés.

Conférence Pr Joyeux

En lien une conférence du professeur H. Joyeux (chirurgien cancérologue et nutritionniste) pleine de bon sens et de bonne humeur.

Fév
18

Le régime ancestral (3)

Comme nous venons de le voir, certains des aliments majeurs de notre civilisation sont d’apparition relativement récente aux vus de l’ancienneté de l’espèce hominidé. Nous ne sommes pas « passéiste »  et loin de nous l’idée que «avant, c’était mieux» ! L’agriculture et l’élevage ont permis à certains de se détacher d’une activité de recherche de nourriture permanente au plus grand profit de la science et des arts. Les progrès de la médecine moderne ont réduit la mortalité, infantile tout spécialement. L’Evolution, avec ses mutations génétiques, continue même si la sélection naturelle n’est plus aussi impitoyable (quoique…) grâce à la science et à l’organisation de nos sociétés occidentales. Ainsi, certains d’entre nous s’adaptent probablement à notre alimentation « néolithique ». Mais pour les autres ? Que manger ? Pour quel type d’alimentation restent-ils programmés ?

Eliminer autant que possible :

– Les produits laitiers car une grande partie de la population adulte ne digère pas le lactose. Les dérivés laitiers fermentés acidifient l’organisme et sont responsables, entre autres, de l’ostéoporose.

– Les céréales, raffinées en particulier (pains blancs, biscottes, pâtisseries, riz pré-cuits…) ont des index glycémiques élevés sources d’inflammations. Par ailleurs, le raffinage les débarrasse de leurs minéraux et vitamines. 

– Le sucre, pour lequel on soupçonne une véritable addiction au même titre que la nicotine ou l’héroïne est tout aussi néfaste que ces derniers car là encore, source d’inflammation elle-même responsable de cancers et de pathologies dégénératives et cardio-vasculaires.

– Le sel (chlorure de sodium), acidifiant et responsable d’hypertension artérielle puis d’insuffisance cardiaque.

 

Favoriser, comme nos ancêtres du paléolithique :

– Les fruits, source de vitamines, fibres, minéraux, polyphénols, etc…

– Les légumes, pour les mêmes raisons (sauf les tubercules riches en amidon comme la pomme de terre dont l’index glycémique est trop élevé) et sans limitation de quantités ce qui permet une sensation de satiété pour un apport calorique faible.

– Les poissons, maigres ou gras, riches en oméga3 (limiter les poissons « carnassiers » tels le thon et l’espadon par exemple, riches en métaux lourds).

– Les viandes, plutôt blanches et maigres et les œufs, «bios » ou « label rouge » ou de filière « bleu, blanc, cœur », leurs qualités, du fait de l’industrialisation de l’élevage s’étant considérablement dégradées (rapport oméga6/oméga3). Les viandes rouges doivent être limitées, surtout chez l’homme et la femme ménopausée, de part leurs apports importants en fer.

– Les noix (amandes, noisettes, cajou…) pour leurs acides gras, les baies pour leurs vitamines et polyphénols et les fruits de mer, crustacés et coquillages pour leurs minéraux.

Selon nous, tout régime restrictif et « interdictif » est voué à l’échec à moyen terme. Le petit gâteau sucré ou l’assiette de frites dorées et croquantes, si vous aimez, sont vivement recommandés de temps en temps. Ce sera un vrai plaisir, comme celui de vivre dans un corps sain en pleine santé.

Juil
16

Alimentation et cicatrisation

Toute intervention chirurgicale est perçue comme une agression par l’organisme qui va mettre en route différents mécanismes de réparation. Ces processus de cicatrisation indispensables sont parfois excessifs entrainant oedèmes persistants et cicatrices inflammatoires.Indépendamment des techniques de contention, de drainage ou des applications de gel ou plaques de silicone, il apparaît qu’un effort tout particulier doit être apporté à l’alimentation.

 CICATRICES HYPERTROPHIQUES

Réduire les apports en sucre.

Les aliments à index glycémique élevé sont responsables d’une sécrétion importante d’insuline. Celle-ci s’accompagne de la production de protéines pro-inflammatoires (IgF1) favorisant œdèmes et hypertrophies cicatricielles. Nous vous conseillons donc une alimentation à index glycémique bas ou moyen dans les suites de toutes interventions chirurgicales.

Augmenter les apports en oméga 3.  

Notre alimentation industrialisée crée un déficit en oméga 3, acide gras essentiel dont un des multiples intérêts est d’avoir une action anti-inflammatoire. Nous proposons donc une complémentation sous forme d’huile de poissons.

Eviter les modes de cuisson tels les grillades ou fritures.

Les cuissons hautes températures sont responsables de la formation de produit de glycation AGE (Advanced Glycation End products). Ceux-ci favorisent l’inflammation par le biais des lymphocytes T (type de globules blancs). Préférez des cuissons plus douces à l’eau ou à la vapeur.

Juin
04

Les 10 recommandations du Fond mondial de recherche sur le cancer (World Cancer Research Fund)

1. Limiter les aliments hypercaloriques (sup à 250 kcal/100 g) riches en gras ou en sucre. Eviter les produits issus de la restauration rapide, les aliments tout préparés et les boissons sucrées.
2. Consommer surtout des végétaux soit 5 portions de légumes non féculents et de fruits par jour (au moins 400 g/j). Ne pas oublier les légumes secs (25 g/j)


3. Rester aussi mince que possible ! L’IMC doit être inférieur à 25.
4. Avoir une activité physique quotidienne. Une demi-heure de marche active chaque jour est un minimum.
5. Limiter les viandes rouges (maxi 500g crue/ semaine) et éviter la charcuterie. Consommées en trop grandes quantités elles favorisent certains cancers. Attention, une alimentation dépourvue de viande n’est pas non plus recommandée.
6. Limiter l’alcool. Concerne tous les types de boissons alcoolisées (bière, vin, apéritifs…). 1 à 2 verres de vin par jour maximum (10 à 20 g/j d’alcool pour les femmes, 20 à 30 g/j pour les hommes).


7. Limiter le sel (6 g/j maxi) et donc les aliments salés, en venaison et les plats préparés.
8. Pas de compléments alimentaires. Il vaut mieux augmenter la consommation de nutriments naturels adéquats.
9. Allaiter ! L’allaitement prévient la mère du cancer du sein et l’enfant de l’obésité. Certains experts recommandent même de prolonger l’alimentation au sein jusqu’à l’âge de 6 mois avant d’introduire d’autres aliments.
10. Les malades sont les premiers concernés par ces recommandations. En effet bon nombre de patients traités pour un cancer vivront suffisamment longtemps pour éventuellement en développer un deuxième.

Source: Sciences et Avenir Avril 2008

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