Déc
28

Bêtisier 2010 (2)

Médiator ou le lobbying politique des laboratoires pharmaceutiques :
500 ? 1000 ? 2000 morts ? Médiator, antidiabétique  aux vertus amaigrissantes du Laboratoire Servier (réputé pour n’embaucher que des blonds aux yeux bleus) n’en fini plus de faire parler de lui. Commercialisé et remboursé en 1976, le benfluorex (Mediator) était sensé traiter les hypertriglycéridémies et le diabète de type 2.

Mediator

Mis en cause dès 1997 par une revue britannique, interdit aux Etats-Unis depuis 1997, retiré de Suisse en 1998, d’Espagne en 2003 et d’Italie en 2005 comment se fait-il que ce produit ne soit retiré en France qu’en novembre 2009 ? Les françaises auraient elles des valves cardiaques plus résistantes que leurs voisines espagnoles ? Bien que les politiques tentent d’impliquer les autorités de santé et l’AFSSAPS en particulier il est important de noter que toute inscription de médicament (AMM, SMR, ASMR, remboursement) est obligatoirement validée par le ministère de la Santé. Il semble d’ailleurs que l’alerte ait été donnée à plusieurs reprises par l’Affsaps dès 1998 puis la HAS en 2006.  Plus qu’une faute de fonctionnaire il semble bien que ce sont des pressions politiques répétées qui ont prolongé la survie du Médiator en France! Les airs de chevalier blanc de M. X. Bertrand, justement ancien ministre de la santé, sont peu crédibles.

Déc
23

Bêtisier 2010 (1)

Pour clôturer l’année 2010 voici quelques informations, piochées dans l’actualité 2010, qui m’ont fait rire parfois, grincé des dents souvent…

 
La grippe H1N1 ou l’expertise médicale indépendante :
En janvier 2010 le réseau sentinelle – Inserm annonce la fin de la pandémie grippale H1N1 qui sévissait sur la planète depuis le mois de juin 2009. Les chiffres, pour la France sont éloquents :

 

Grippe-A
94 millions de doses de vaccins commandés (5,5 millions de gens vaccinés), des millions de masques et d’antiviraux fabriqués, des frais de personnels réquisitionnés, des frais d’information, des charges d’organisation.
– Un coût estimé à 1,8 à 2,2 milliard d’euros.
269 décès dont 240 en métropole soit 2 à 10 fois moins que ceux liés à la grippe saisonnière…
En septembre 2009 un confrère, professeur de virologie de surcroît, monopolisait les journaux télévisés et déclarait « On prévoit que la grippe H1N1 va toucher entre 20 et 25 millions de Français cet hiver. Ce chiffre est une base réaliste de travail. Pour une simple grippe, nous avons entre 2 et 3 000 morts. Si vous avez 20 millions d’infectés, on arrive à 20 000 morts. Et si on a quatre fois plus de mortalité, cela donne un chiffre de 80 000 morts ! Donc, nous ne sommes pas confrontés à une « grippette »… 20 000 morts ! Effectivement cela effraie ! Mais en fouillant un peu l’on constate que ce confrère est également Président du Conseil scientifique du GIEC (Groupe d’expertise et d’information sur la grippe). Or le GEIG est financé par les 5 laboratoires qui distribuent des vaccins contre la grippe sur le territoire français (Sanofi Pasteur MSD, GSK, Pierre Fabre, ABBOTT PRODUCTS SAS et Novartis Vaccines).
Bon nombre des membres de ce conseil scientifique ont d’ailleurs un statut hospitalo-universitaire et/ou d’expert des autorités de santé. Les conflits d’intérêts des experts médicaux de l’état avec les laboratoires pharmaceutiques sont légions et ce, au niveau de la plupart des pays de la planète ! Cela coute cher aux contribuables mais profite à certains actionnaires.

 

 

Jan
19

HUMOUR?

Grippe A

Ce dessin circule sur le net avec le commentaire suivant:

90 personnes meurent de la grippe H1N1 et tout le monde veut porter un masque. 5 millions de personnes ont le SIDA et personne ne veut porter de capote!!!

1000 personnes meurent de la grippe A dans un pays riche, c’est une pandémie. Des millions meurent du paludisme en Afrique, c’est leur problème.”

Avec l’hécatombe d’Haïti de surcroit, voici une bonne occasion de relativiser nos problèmes de santé, de beauté et de vieillissement…

Sep
06

Grippe H1N1 et vitamine D (2)

Hormis l’huile de foie de morue on trouve en France 5 formes de vitamine D (ergocalciférol, cholécalciférol, calcifédiol, calcitriol, alphacalcidiol). La plus bio-disponible est incontestablement la vitamine D3 ou cholécalciférol. Les recommandations des autorités sanitaires sont de 200 UI/jour pour les adultes, adolescents et enfants de plus de 3 ans et de 400 UI/J pour les enfants de moins de 3 ans et les personnes âgées (1 microg = 40 Unités Internationales). Ces doses apparaissent ridiculement basses compte tenu des données actuelles de la science. Une étude récente montre que pour maintenir un taux sanguin optimum de vitamine D en hiver des posologies de 5000 UI/jour seraient nécessaires. La plupart des chercheurs s’accordent à recommander des doses hivernales journalières de 2000 à 5000 UI/J, sachant que les besoins en vitamine D varient en fonction de différents facteurs tels l’age, la masse grasse, la couleur de peau, un tabagisme associé, le lieu de résidence, etc… Aucun risque de surdosage ne semble à craindre pour des prises inférieures ou égales à 10 000 UI/jour.

En ce qui nous concerne, nous retenons deux produits (vitamine D3).

  • UVEDOSE 100 000 UI/Ampoule de 2 ml (1,8 €): 1 ampoule tous les 1 à 3 mois (selon le poids) de septembre à mai
  • ZYMAD 10 000UI/ml 10 ml (flacon compte gouttes; 333 gouttes; 2,72 €): 7 à 18 gouttes par jour (selon le poids) de septembre à mai. La supplémentation par prises journalières est  bien sûr plus physiologique mais plus contraignante aussi.

Pour conclure, la vitamine D apparaît donc bien être une arme préventive (et curative pour certains) efficace contre les infections en général et la grippe H1N1 en particulier. Il ne faut cependant pas oublier que la meilleure protection reste de ne pas rencontrer le virus et, le cas échéant, de ne pas le transmettre. Certaines précautions et règles d’hygiène simples sont évidement à la base de la prévention.

Sep
02

Grippe H1N1 et vitamine D (1)

Tout le monde sait qu’une pandémie de grippe s’est abattue sur la planète au printemps dernier. Il semble que cette grippe H1N1, bien que très contagieuse, ne soit pas trop virulente contrairement à d’autres comme l’Espagnole, responsable de 30 à 100 millions de mort en 1918-1919.

La grippe, comme bon nombre d’infections virales, frappe en période automno-hivernale. Les raisons précises de cette saisonnalité ne sont pas encore bien connues. Certains avancent une encapsulation du virus au froid qui le rendrait plus résistant, d’autres noteraient une transmission plus importante à 5° C. Une autre explication assez logique est la fragilisation de l’organisme humain en hiver lié à un déficit en vitamine D. En effet, ce sont les ultraviolets B (UVB) du soleil qui permettent la synthèse de vitamine D au niveau de la peau. Ces UVB qui par ailleurs sont responsables des coups de soleil et des mélanomes en cas d’excès, ne représentent que 5% des UV reçu sur terre (95% d’UVA) et sont donc significativement filtrés par la couche d’ozone et l’atmosphère. En période non estivale, le soleil bas et la couverture nuageuse plus importante réduisent voir suppriment sous certaines latitudes la réception de ces UVB pourtant indispensables.

La mortalité dans la grippe A est faible mais dans environ 40% des cas il s’agit d’adultes jeunes. Pour les personnes âgées ou présentant des pathologies lourdes associées, le décès est souvent lié à une surinfection bactérienne ou a une décompensation grave des pathologies associées. Chez les sujets jeunes et en « bonne santé » qui décèdent, on constate à l’inverse des réactions immunitaires excessives contre le virus grippal (« tempête de cytokines »). Cette réponse de l’organisme entraîne des lésions sur ses propres organes et évolue vers une détresse multiorganique incontrôlable.

La vitamine D agit comme un modulateur du système immunitaire en stimulant la production de puissantes molécules anti microbiennes d’une part mais aussi en prévenant l’expression excessive des cytokines inflammatoires mentionnées ci-dessus.

Indépendamment de ses multiples autres effets bénéfiques la vitamine D apparaît être un excellent moyen de prévention contre la grippe A . Une étude récente sur 19000 adultes semble bien démontrer l’existence d’un lien inversement proportionnel entre le taux sanguin de vitamine D et la fréquence des affections respiratoires, quelque soit la saison.

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