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Augmentation mammaire et transfert de graisse (2)

Inconvénients : Cette technique d’augmentation mammaire, bien que séduisante, s’applique plus difficilement  aux augmentations importantes supérieures à 300-400cc. A moins de multiplier les temps opératoires, l’utilisation du Brava° nous paraît importante pour les augmentations supérieures à 200cc. Celui-ci nécessite une bonne compréhension et surtout une grande disponibilité les 4 semaines précédant  l’intervention. Enfin, la technique du transfert adipocytaire est plus  longue qu’une mise en place d’implant mammaire et le Brava° est très onéreux actuellement (1800€). Même si l’augmentation du volume des seins s’associe à une lipoaspiration de surcharges graisseuses disgracieuses il n’en reste pas moins que le budget de cette intervention est élevé.

Augmentation mammaire par transfert graisseux

Clichés du Dr KHOURI de Miami

Les craintes : Le principe de précaution qui s’applique actuellement semble pouvoir être levé. En effet les craintes concernant les greffes adipocytaires sont  d’une part les images radiologiques calcifiées suspectes de cancer qu’elles peuvent entrainer et  l’idée que cette graisse pourrait favoriser le cancer du sein. Il semble que maintenant, les radiologues spécialistes du sein font aisément la distinction entre les différentes images. D’autre part, s’il est admis et constaté que les femmes obèses font plus de cancers du sein, ceci est sans rapport avec leur volume graisseux mammaire mais plus certainement avec leur état de santé général.  Par ailleurs aucune étude de suivi de patientes  ayant eu des injections de graisse dans les seins ne montre de taux de cancer plus élevés. Un contrôle écho-radiologique pré et post-opératoire est cependant nécessaire.
L’augmentation mammaire par  transfert de graisse est une solution d’avenir pour les augmentations esthétiques modérées. Cette technique, au vu des résultats présentés, devient par ailleurs incontournable en reconstruction mammaire et dans le traitement des malformations du sein.

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Augmentation mammaire et transfert de graisse (1)

Bien que la société française de chirurgie plastique (SOFCPRE) reste prudente vis-à-vis des injections de graisse dans les seins cette technique se pratique de plus en plus avec des résultats très intéressants. Le principe est relativement simple et consiste en une greffe de graisse autologue visant à augmenter le volume des seins. Réalisées depuis une dizaine d’années dans le cadre des reconstructions mammaires, ces greffes adipocytaires sont maintenant utilisées dans la correction de certaines asymétries (syndrome de Poland, seins tubéreux…) et dans l’augmentation mammaire esthétique.
Technique : En pratique il s’agit, sur la même patiente, de prélever la graisse au niveau des stéatoméries telles le ventre ou les culottes de cheval par exemple, de centrifuger cette graisse de manière à la purifier, puis de la réinjecter au niveau des seins selon une technique de lipostructure°. Les seins étant peu extensibles, les quantités de graisse injectées sont limitées et il faut, lorsque l’augmentation mammaire dépasse les 200cc, faire deux voir 3 temps opératoires. Certains, pour distendre les seins préalablement et ainsi augmenter leurs capacités d’absorption, utilisent un système d’aspiration, le Brava°. Celui-ci consiste en 2 dômes de plastique placés autour de chaque sein. Une dépression par aspiration continue modérée ou discontinue forte est appliquée afin de distendre les tissus mammaires les 4 semaines qui précèdent l’intervention. Dans ce cas des injections de l’ordre de 300cc sont envisageables.

Lipostructure ou lipofilling

Intérêts : Contrairement aux implants mammaires qu’il faut changer à terme, aucune ré-intervention n’est nécessaire une fois le volume souhaité obtenu. Par contre le sein évolue au gré des prises ou pertes de poids comme un sein normal. La consistance est tout à fait naturelle et aucun corps étranger n’est perceptible. Les suites opératoires du lipomodelage sont habituellement très simples, il n’y a aucun risque de coque, sérome ou hématome. L’infection est exceptionnelle.

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